JSK : la JS Kabylie semble avoir vécu un tournant décisif ces dernières heures, et pas seulement sur le terrain. Alors que le club traverse une saison agitée, marquée par des résultats irréguliers et une pression constante, la nomination d’Adel Boudedja à la tête du conseil d’administration de la SSPA/JSK a envoyé un message clair : une nouvelle ère commence, sans place pour les demi-mesures. Succédant à Ould-Ali, dont le passage aura duré moins de 22 mois, Boudedja a choisi de frapper fort dès son arrivée. La veille du choc face à Al Ahly, il s’est adressé directement au vestiaire pour exposer la nouvelle ligne de conduite, insistant sur la rigueur, l’engagement total et la nécessité de porter le projet du club avec responsabilité.
Dans un discours sans détour, le nouveau président n’a pas cherché à ménager les susceptibilités. Au contraire, il a fixé un cadre exigeant, aligné sur l’ambition affichée par Mobilis depuis son rachat du club. « Je veux des joueurs qui se donnent à 1000% pour réaliser les meilleurs résultats possibles », a-t-il lancé aux coéquipiers de Ryad Boudebouz. Une phrase forte, qui a immédiatement résonné dans un groupe en quête de repères. Plus encore, Boudedja a tenu à clarifier la situation de chacun, en mettant les joueurs face à leurs responsabilités : « Celui qui n’adhère pas à notre projet, il n’a qu’à le dire ». Une manière de rappeler que la JSK n’est pas un refuge, mais une institution où l’on doit assumer l’exigence historique du club. Et le message semble avoir été parfaitement compris. Sur le terrain, face à l’ogre égyptien, les Canaris ont affiché un visage conquérant, dominant dans l’intensité et dans l’organisation, au point de surprendre même les observateurs les plus sceptiques. Une prestation qui a laissé un sentiment paradoxal : comment une équipe capable d’étouffer Al Ahly peut-elle se retrouver éliminée avant même la dernière journée ?
Mais au-delà de la motivation, le discours de Boudedja a aussi cherché à reconstruire la confiance, un élément qui avait clairement manqué lors de la première moitié de saison. Conscient que les tensions internes et les incompréhensions avaient pesé sur le rendement du groupe, il a ouvert la porte au dialogue. « Si quelqu’un a le moindre problème, il n’a qu’à venir me voir pour le régler », a-t-il assuré, avant d’ajouter : « Je compte sur votre aide pour réussir dans ma mission et vous, vous pouvez aussi compter sur moi. » Une approche directe, presque paternaliste, qui vise à créer une relation plus saine entre la direction et les joueurs. Le signal est net : l’heure n’est plus aux excuses ni aux conflits internes, mais à la mobilisation générale pour sauver la saison et restaurer l’image d’un club qui refuse de disparaître dans la banalité.
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