À la veille d’un Classique déjà très particulier, délocalisé à Koweït City pour le Trophée des Champions 2026, l’Olympique de Marseille enregistre une nouvelle rassurante. Absent ces dernières semaines, Amine Gouiri, joueur de l’OM et de l’équipe d’Algérie, fait bien partie du groupe convoqué par l’OM pour affronter le Paris Saint-Germain. Une présence qui pourrait peser lourd dans un contexte sportif tendu et symboliquement fort.
Recruté pour incarner l’un des visages offensifs du projet marseillais, le joueur de l’équipe d’Algérie sort d’une période délicate. Gouiri s’était blessé lors du dernier rassemblement de la sélection algérienne, en éliminatoires de la Coupe du Monde, une blessure qui l’avait contraint à déclarer forfait pour plusieurs rencontres importantes, dont le dernier rendez-vous européen de l’OM. Son indisponibilité avait laissé un vide dans l’animation offensive marseillaise, tant par sa capacité à décrocher que par sa qualité technique entre les lignes.
De retour à l’entraînement collectif depuis quelques jours, l’ancien Niçois a convaincu le staff médical et Roberto De Zerbi de sa capacité à réintégrer le groupe. S’il est peu probable qu’il débute la rencontre, sa convocation constitue déjà un signal fort. Dans un match à haute intensité émotionnelle, même dans un stade délocalisé et privé de ses supporters historiques, l’apport d’un joueur capable de faire la différence sur un geste pourrait s’avérer décisif.
Ce Classique version Golfe ne manque pas d’enjeux. Opposant le PSG, double vainqueur Ligue 1 – Coupe de France, à son rival marseillais, le Trophée des Champions dépasse le simple cadre sportif. Entre logique économique assumée par la LFP, absence annoncée des groupes de supporters et nombreuses rotations attendues côté parisien, le spectacle repose plus que jamais sur le terrain. Et dans ce contexte presque aseptisé, chaque individualité capable d’enflammer le jeu prend une importance accrue.
Pour l’OM, la présence d’Amine Gouiri élargit le champ des possibles offensifs. Sa polyvalence, capable d’évoluer en faux neuf, sur un côté ou derrière l’attaquant, offre une option supplémentaire à De Zerbi face à une défense parisienne amoindrie par les absences liées à la CAN et aux blessures. Plus qu’un simple retour, Gouiri symbolise une forme de renouveau pour Marseille, désireux de marquer les esprits dans un Classique mondialisé où la passion devra, faute de tribunes, s’exprimer uniquement par le jeu.


































