L’aventure de l’Algérie à la CAN s’est arrêtée au stade des quarts de finale après une défaite face au Nigéria, un revers douloureux sur le plan émotionnel mais loin de résumer l’ensemble du parcours. Car derrière l’élimination, le bilan chiffré parle en faveur des Verts. Huit buts inscrits pour seulement trois encaissés, une solidité globale rarement prise en défaut et une capacité à imposer un rythme élevé sur la durée du tournoi : ces données dessinent une sélection redevenue compétitive. Dans une CAN exigeante, où la marge d’erreur est minime, l’Algérie a montré qu’elle disposait à nouveau d’une base défensive fiable et d’un potentiel offensif crédible, capable de faire la différence sans se découvrir excessivement.
Au-delà des chiffres, cette CAN a surtout permis l’émergence et la confirmation de plusieurs profils appelés à compter. Ibrahim Maza a crevé l’écran, impliqué dans trois buts et précieux dans ses missions tactiques au cœur du jeu, au point de devenir l’une des révélations du tournoi côté algérien. Luka Zidane a, lui, rassuré par sa régularité, gardant sa cage inviolée à trois reprises avant de concéder deux buts face au Nigeria. Rafik Belghali a affiché un niveau constant, confirmant son statut par des prestations solides et engagées, tandis que Jaouen Hadjam s’est distingué avant sa blessure, apparaissant comme l’un des joueurs les plus fiables du premier tour. Autant de signaux positifs qui élargissent le socle de la sélection et renforcent la concurrence interne.
Enfin, cette CAN a servi de laboratoire grandeur nature pour Vladimir Petkovic. Le sélectionneur a pu identifier précisément les manques à combler et les axes de progression à travailler en vue du Mondial 2026. L’élimination, aussi frustrante soit-elle, s’inscrit dans un processus de construction assumé, où chaque match a nourri la réflexion du staff. Cette dynamique devrait d’ailleurs se traduire rapidement sur le plan institutionnel, puisque l’Algérie est attendue en nette progression au classement publié par la FIFA. Une remontée logique, récompense d’un tournoi maîtrisé et d’une trajectoire redevenue cohérente. L’Algérie sort de la CAN sans trophée, mais avec des certitudes retrouvées, des joueurs renforcés et une perspective claire : celle d’un groupe mieux armé pour les échéances à venir.
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