L’ancien international algérien Djamel Benlamri a publié un message vibrant et empreint d’émotion à l’attention de Michael Kuka, le célèbre supporter congolais surnommé « sosie de Lumumba », qui avait été taquiné par Mohamed Amoura après le huitième de finale entre l’Algérie et la RD Congo. Le post, partagé sur Instagram, dépasse largement le cadre du football et souligne les liens de respect et de fraternité qui unissent les peuples africains.
Dans son message, Benlamri commence par saluer l’attachement profond de Michael Kuka à son pays. « Mon frère fan congolais, votre impact après l’élimination de l’équipe nationale de votre pays n’était pas une faiblesse, mais une preuve d’amour sincère pour votre pays », écrit-il. L’ancien défenseur des Verts met en avant l’importance de reconnaître la passion et la loyauté des supporters, même dans la défaite, comme un témoignage authentique de patriotisme. Selon lui, le fait que Kuka soit resté fidèle à sa sélection malgré l’élimination en huitièmes de finale illustre une force et une dignité que l’on se doit de respecter.
Benlamri souligne que ce respect dépasse le cadre du sport. « C’est un sentiment que nous respectons en Algérie, comme nous respectons tous ceux qui portent leur patrie dans leur cœur », poursuit-il. Il rappelle le vécu historique de l’Algérie, marquée par la lutte contre le colonialisme et la résistance face aux injustices, et en tire un principe universel : la dignité d’un peuple ne se mesure pas aux résultats sportifs, mais à la fidélité à ses valeurs et à son identité. « Nous sommes un peuple qui connaît le colonialisme et connaît le sens de l’injustice, donc nous ne pouvons jamais ridiculiser la rébellion ni mépriser les sentiments d’un peuple frère », insiste-t-il.
Le message de Benlamri prend une dimension philosophique et fraternelle lorsqu’il évoque l’histoire partagée de l’Afrique et les combats pour la liberté. Pour lui, l’Algérie, pays des martyrs et des révolutionnaires, sait reconnaître et honorer la dignité de chaque peuple africain, quelle que soit la couleur ou le drapeau. « L’Algérie est le pays des martyrs et des révolutionnaires, et notre histoire nous a appris que la dignité du peuple est une, peu importe la différence des couleurs et des drapeaux », écrit-il.
L’ancien international conclut par un mot d’unité et de paix, rappelant que le football ne doit jamais devenir un vecteur de haine. « Ton message est arrivé et ton respect est préservé dans nos cœurs. On coupe la route devant toutes les cornes de sédition qui essaient de semer la haine entre frères unis par l’histoire africaine commune », affirme-t-il. Il souligne ainsi que la fraternité, l’amour et le respect entre peuples sont des valeurs supérieures, qui transcendent les rivalités sportives et les différends passagers.
Enfin, Benlamri adresse une note personnelle et empathique à Kuka : « De l’Algérie au Congo : amour, respect et unité, plus grands que le football. Je suis sûr à 100 % qu’Amoura n’était pas conscient de ce que vous avez enduré derrière votre tribune. » Ces mots traduisent une volonté de compréhension, de solidarité et de respect mutuel, tout en rappelant que le sport, même dans ses moments de tension ou de chambrage, peut être un vecteur de rapprochement et de dialogue entre peuples frères.

































