Maroc – Sanctions : l’attente autour des décisions disciplinaires de la Confédération africaine de football s’est brusquement intensifiée, alors que plusieurs médias internationaux évoquent un verdict attendu dans un délai très court, compris entre quarante-huit et soixante-douze heures. Le conseil disciplinaire de la CAF serait en phase finale d’instruction de dossiers sensibles liés à la dernière Coupe d’Afrique des nations, avec des conclusions annoncées avant le début de la semaine prochaine. Dans les cercles fédéraux, la prudence domine, tant la gravité des accusations relayées ces derniers jours impose une lecture rigoureuse des faits et des preuves, loin de toute précipitation émotionnelle.
Les éléments évoqués relèvent, à ce stade, du registre des allégations et des signalements transmis aux instances compétentes. Parmi eux figurent des soupçons de malaises survenus chez des joueurs sénégalais avant la finale, des contestations arbitrales portant sur certaines décisions majeures, ainsi que des incidents sécuritaires impliquant des supporters à l’issue de rencontres sous haute tension. Ces dossiers, s’ils ont été effectivement portés à la connaissance de la CAF, nécessitent des expertises médicales, des analyses vidéo et des auditions contradictoires. Toute conclusion hâtive serait contraire aux principes mêmes du droit disciplinaire sportif, qui impose la présomption d’innocence et la qualification précise des faits. Dans ce contexte, la CAF est attendue sur sa capacité à séparer les perceptions, parfois amplifiées par le climat post-finale, des éléments juridiquement établis.
L’ampleur des sanctions évoquées dans l’espace médiatique alimente néanmoins un climat de spéculation rarement observé à ce niveau. Des hypothèses allant de lourdes amendes financières à des suspensions individuelles, voire à des mesures institutionnelles touchant l’organisation de compétitions futures, circulent sans confirmation officielle. À ce stade, aucune communication formelle n’a validé ces scénarios, et les dirigeants concernés se retranchent derrière le silence procédural. La CAF, régulièrement critiquée pour sa gestion des crises, se trouve face à un test de crédibilité majeur : rendre des décisions motivées, proportionnées et juridiquement solides, capables de résister à d’éventuels recours devant les juridictions sportives internationales. Au-delà des pays et des acteurs impliqués, l’enjeu est continental. La manière dont l’instance africaine traitera ces dossiers conditionnera durablement la confiance accordée à son système disciplinaire, dans un contexte où chaque verdict est désormais scruté bien au-delà du terrain.
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