Algérie – France : le retour de Samir Chergui à Paris FC, après la Coupe d’Afrique des nations 2025, a laissé un goût amer des deux côtés. Défenseur polyvalent et international algérien, le joueur n’a disputé qu’une seule rencontre durant le tournoi continental, avant de regagner son club avec une blessure plus sérieuse que celle qu’il traînait déjà avant son départ. Une situation qui a rapidement fait monter la tension entre le staff du Paris FC et celui de la sélection algérienne. En interne, l’inquiétude est devenue colère lorsque les examens médicaux ont confirmé une aggravation de la lésion, compromettant la disponibilité du joueur pour plusieurs semaines supplémentaires dans une période cruciale de la saison.
Face à cette situation, Stéphane Gilli n’a pas cherché à arrondir les angles. Le technicien du Paris FC a publiquement mis en cause la gestion du dossier Chergui par le staff des Fennecs, estimant que les intérêts du joueur et du club n’avaient pas été suffisamment pris en compte. « Ils auraient dû respecter la santé du joueur, et respecter aussi l’intérêt du club… Il aurait dû nous revenir rapidement dès sa première blessure », a-t-il déclaré, visiblement agacé. Gilli est revenu en détail sur la chronologie des faits, rappelant que le problème n’était pas nouveau. « Au mois de novembre, il souffrait déjà d’une blessure musculaire, et malgré cela, il est parti en stage avec la sélection en Arabie saoudite et a joué, ce qui a compliqué sa blessure », a-t-il expliqué, soulignant une accumulation de décisions contestées.
Le coach parisien estime que la situation aurait pu être évitée. « Il est ensuite revenu à Paris, il a passé toute cette période à se soigner sans pouvoir jouer, et malgré cela, il a encore été convoqué pour la Coupe d’Afrique », a poursuivi Gilli, avant d’ajouter un élément qui cristallise son incompréhension : « Même avant le dernier match de l’Algérie dans la compétition, il est revenu – ou a été poussé à revenir – à l’entraînement dans l’espoir de le faire jouer. Tout cela a aggravé la situation. » Le constat final est sans appel pour l’entraîneur du Paris FC : « Samir Chergui n’aurait pas dû être concerné par la Coupe d’Afrique. La preuve, il l’a pratiquement manquée entièrement, et il est passé d’une blessure légère à une blessure qui va l’éloigner des terrains pendant longtemps. Il sera absent au moins un mois supplémentaire. » Un épisode qui illustre, une fois de plus, la délicate frontière entre exigences internationales et impératifs des clubs.
































