Algérie Foot– Le climat serait loin d’être apaisé entre Robin van Persie et Ramiz Zerrouki. Le technicien néerlandais de 42 ans, aujourd’hui entraîneur du Feyenoord Rotterdam, aurait choisi de sortir de son silence afin de clarifier les raisons du désaccord qui l’oppose au milieu algérien, récemment prêté au FC Twente, son ancien club. Le sujet aurait largement alimenté les médias néerlandais ces derniers jours, chacun tentant de comprendre les origines de ce différend et ses possibles répercussions sur la carrière de Zerrouki, à quelques jours seulement de son rassemblement avec l’équipe nationale d’Algérie, qui s’apprêterait à affronter le Botswana et la Guinée pour les qualifications au Mondial 2026.
Selon les propos rapportés par le média néerlandais Voetbal Premier, Van Persie aurait expliqué que l’incident aurait pris naissance lors d’un match de la saison dernière face au RKC. L’entraîneur aurait rappelé ses règles internes, affirmant que tout joueur devait être concentré et prêt, même lorsqu’il se trouvait sur le banc. « Quand j’ai appelé Zerrouki, il n’était pas en tenue et je n’ai pas eu de réaction après deux appels », aurait confié l’ancien attaquant de Manchester United, précisant qu’il aurait alors douté de la préparation mentale du joueur. Il aurait ajouté que cette règle, connue de tous, devait s’appliquer sans exception, mais qu’il aurait néanmoins décidé de protéger le milieu algérien en lui offrant encore des minutes de jeu afin de préserver son image au sein de l’effectif. Selon lui, malgré une explication claire, Zerrouki n’aurait pas accepté cette lecture des faits, ce qui aurait ouvert une brèche dans leur relation professionnelle.
De son côté, le joueur algérien de 27 ans aurait tenu à livrer sa version dans les colonnes de Voetbal International. Il aurait assuré que le malentendu n’aurait jamais pris la forme d’une dispute frontale, mais plutôt d’un éloignement progressif. Blessé plusieurs mois entre janvier et avril, il aurait retrouvé les entraînements avec optimisme, persuadé que Van Persie comptait sur lui. Mais à mesure que la saison avançait, le dialogue se serait progressivement rompu. Zerrouki aurait expliqué ne pas avoir compris pourquoi la communication était devenue quasiment inexistante dans les dernières semaines, jusqu’à se résoudre à envisager un départ.
L’international algérien aurait affirmé qu’il n’avait commis aucune faute grave pouvant justifier une telle perte de confiance. Mais face à cette situation, il aurait jugé nécessaire de prendre du recul. « J’ai regardé dans le miroir et compris que le meilleur choix était de partir », aurait-il déclaré, en insistant sur le besoin de retrouver un temps de jeu régulier, indispensable pour rester performant avec les Fennecs en vue de la CAN 2025 et des qualifications au Mondial 2026.
Lire également :
“Je conseille à Youcef Belaïli de ne pas suivre son père”
