Algérie – France – Maroc : à quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant le Sénégal au Maroc, programmée ce dimanche soir à Rabat, l’attention ne se limite plus au terrain. À Paris, les autorités ont pris les devants pour anticiper les répercussions d’un événement suivi bien au-delà du continent africain. Traditionnellement, les grandes affiches de la CAN génèrent une ferveur massive dans la capitale française, notamment sur les Champs-Élysées, lieu symbolique de célébrations sportives. Cette fois, la réponse institutionnelle a été nette : aucune tolérance ne sera accordée aux rassemblements spontanés, quel que soit le vainqueur de la soirée. Le message est clair, assumé, et s’inscrit dans une volonté affichée de prévention maximale.
La Préfecture de police de Paris a officialisé sa position à travers un arrêté publié en amont de la rencontre, établissant un périmètre strictement interdit aux regroupements de supporters. Le texte précise sans ambiguïté : « Les regroupements de personnes se prévalant de la qualité de supporter des équipes de football disputant les matches au titre de la Coupe d’Afrique des nations 2025 ou se comportant comme tel sont interdits dans le périmètre (du Louvre jusqu’à la porte Maillot) ». Cette interdiction couvre une zone stratégique de la capitale et s’applique sur une plage horaire étendue, de 18 heures à 2 heures du matin. Au-delà des attroupements, l’arrêté insiste également sur l’interdiction formelle de tout usage d’engins pyrotechniques, souvent associés aux scènes de liesse observées lors des précédentes éditions.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de vigilance renforcée, alors que la CAN 2025 cristallise des enjeux émotionnels et communautaires particulièrement forts. À Paris, où résident d’importantes diasporas sénégalaise et marocaine, les autorités redoutent les débordements liés à l’intensité de l’événement, indépendamment de son issue sportive. En verrouillant les axes les plus emblématiques, l’État cherche à canaliser une ferveur jugée imprévisible, tout en évitant les images de chaos qui ont parfois accompagné de grandes célébrations par le passé. Si cette fermeté peut frustrer certains supporters, elle illustre surtout la place qu’occupe aujourd’hui la Coupe d’Afrique des nations dans l’espace public européen : celle d’un rendez-vous mondial, suivi avec passion, mais désormais encadré avec une rigueur assumée.
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