Après plusieurs semaines marquées par l’incertitude et l’inquiétude, Samir Chergui semble enfin voir la lumière au bout du tunnel. Le défenseur du Paris FC, absent des terrains depuis sa blessure lors du match Algérie – Burkina Faso le 28 décembre dernier à Rabat, s’apprête à reprendre l’entraînement dans une dizaine de jours. C’est ce qu’a annoncé Stéphane Gili en conférence de presse, à la veille de la rencontre face à Toulouse, en précisant que le club parisien attendait son retour avec beaucoup d’impatience.
La période de convalescence de Chergui a été longue et frustrante, tant pour lui que pour son club. Sa blessure à la cuisse, survenue lors de la deuxième journée de la CAN 2025, l’a contraint à rester à l’écart pendant plus de huit semaines, une absence qui a lourdement pesé sur la solidité défensive du Paris FC. Si pour l’équipe nationale algérienne ce retard n’avait pas de conséquence immédiate – la compétition internationale ne reprenant qu’à la fin du mois de mars – pour son club, la situation a été beaucoup plus délicate. La défense, autrefois fiable et structurée grâce à la présence de Chergui, a vacillé, laissant l’équipe vulnérable lors de plusieurs rencontres, dont la plus cuisante reste la défaite cinglante face à Lens (0-5) il y a une semaine.
À son retour au Paris FC, les examens médicaux ont révélé que la blessure était plus sérieuse que prévu, allongeant ainsi la période de récupération à un minimum de deux mois. Malgré les efforts du staff médical de l’équipe nationale pour tenter de remettre le joueur sur pied après le match face au Burkina Faso, il est devenu évident que Chergui ne pouvait pas reprendre immédiatement la compétition. Pour pallier cette absence, le Paris FC avait tenté de compenser en recrutant temporairement l’Italien Coppola, prêté pour six mois par Brighton, mais l’équilibre défensif du club dépendait toujours largement de la présence de Chergui. Son retour est donc attendu comme un véritable soulagement, tant sur le plan sportif que psychologique pour l’équipe et le staff.
Le profil de Samir Chergui explique en grande partie l’impact de son absence. Joueur rugueux et compétiteur acharné, il avait rapidement trouvé sa place au sein du Paris FC, devenant un pilier de la défense. Stéphane Gili n’hésitait pas à le décrire en novembre dernier comme un guerrier sur le terrain, capable de se battre pour chaque duel et de donner le maximum à chaque minute. Cette combativité, associée à une grande fiabilité défensive, fait de lui un joueur que l’équipe ne peut remplacer facilement. Ainsi, son retour ne sera pas précipité : le club préfère attendre que le défenseur soit totalement rétabli et apte à jouer à 100%, même si l’urgence sportive se fait sentir.
Avec la reprise prévue au plus tard lors de la première semaine de mars, la question de sa disponibilité pour les prochaines échéances internationales se pose naturellement. La date FIFA, qui s’étend du 23 au 31 mars, approche, et le staff national devra s’assurer que Chergui est en pleine forme avant de l’inclure dans la sélection. Les critiques précédentes de l’entraîneur national, reprochant à son propre staff d’avoir maintenu le joueur dans l’effectif de la CAN alors qu’il n’était pas complètement rétabli, restent présentes dans les esprits. Cette fois, aucune précipitation ne sera permise : la priorité est de garantir que Chergui puisse jouer sans risquer une rechute, et de préserver les intérêts du Paris FC tout en respectant l’engagement du joueur envers l’équipe nationale.
Pour les supporters du Paris FC, la nouvelle de son retour imminent est accueillie avec un mélange d’espoir et de soulagement. Après une période difficile ponctuée de défaites et de contre-performances, la réintégration de Chergui dans l’équipe pourrait marquer un tournant. Non seulement il apporte son expérience et sa solidité défensive, mais il redonne aussi un sentiment de confiance à l’ensemble du vestiaire. Son tempérament de battant et son attachement à l’équipe font de lui un symbole de résilience, capable de galvaniser ses coéquipiers dès son retour sur le terrain.
































