À quelques jours du huitième de finale très attendu de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre l’Algérie et la République démocratique du Congo, la tension monte progressivement, alimentée cette fois par les déclarations du sélectionneur congolais, Sébastien Desabre. En conférence de presse, le technicien français n’a pas caché son enthousiasme à l’idée d’affronter les Verts, tout en laissant transparaître une ambition assumée pour la suite du tournoi.
« C’est très excitant de jouer l’Algérie. Quand vous voulez gagner une CAN, il faut jouer ce genre de match », a déclaré Desabre, soulignant ainsi le statut particulier de la sélection algérienne sur la scène africaine. Une reconnaissance implicite du parcours solide réalisé par les hommes de Vladimir Petkovic lors de la phase de groupes, conclue avec un sans-faute et des prestations globalement convaincantes.
Mais au-delà du respect affiché, le discours du sélectionneur congolais révèle également une volonté claire de se projeter. « À nous de bien savoir manœuvrer cette équipe avant de potentiellement jouer le Nigeria au tour suivant », a-t-il ajouté, évoquant déjà un éventuel quart de finale face aux Super Eagles. Une sortie médiatique qui n’est pas passée inaperçue et qui pourrait être perçue comme une manière de mettre une pression supplémentaire sur l’adversaire algérien.
Sur le plan sportif, cette rencontre s’annonce comme l’une des affiches les plus relevées de ces huitièmes de finale. L’Algérie arrive avec la confiance d’un groupe qui a retrouvé de la stabilité, une efficacité offensive retrouvée et une solidité défensive rassurante. Sous la houlette de Petkovic, les Verts semblent avoir trouvé un équilibre entre rigueur tactique et liberté offensive, incarnée notamment par Riyad Mahrez, redevenu un leader incontesté.
De son côté, la RD Congo mise sur sa puissance athlétique, sa capacité à se projeter rapidement vers l’avant et l’expérience acquise lors des dernières compétitions continentales. Desabre, en poste depuis 2022, a progressivement façonné une équipe compétitive, capable de rivaliser avec les meilleures sélections africaines, comme en témoigne son parcours récent et sa régularité dans les grands rendez-vous.
Les propos du sélectionneur congolais s’inscrivent donc dans une logique de communication maîtrisée : afficher de l’ambition sans nier la difficulté de la tâche. Toutefois, en évoquant déjà un possible duel face au Nigeria, Desabre prend le risque de donner l’impression que l’obstacle algérien serait une simple étape sur la route des quarts de finale.
Côté algérien, ce genre de déclarations pourrait servir de source de motivation supplémentaire. Les Verts savent que les matchs à élimination directe ne se gagnent pas sur le papier ni dans les conférences de presse, mais sur le terrain, à travers la concentration, l’intensité et la discipline tactique.
Mardi, à Rabat, l’Algérie et la RD Congo se retrouveront face à face pour une bataille qui promet d’être aussi intense sur le plan physique que stratégique. Entre ambition affichée et respect mutuel, une chose est certaine : ce duel aura des allures de finale avant l’heure, et seul le terrain tranchera.

































