Algérie – CAN : Le tirage au sort du premier tour de la Coupe d’Afrique des Nations de handball 2026 a livré son verdict, et avec lui une nouvelle page s’ouvre pour l’équipe d’Algérie. Placée dans le groupe A, l’Algérie devra composer avec trois adversaires aux profils très différents : le Nigeria, le Rwanda — pays organisateur — et la Zambie. Une configuration qui, au premier regard, peut sembler abordable, mais qui exige prudence et lucidité. Une CAN de handball n’est jamais un tournoi où les puissances historiques gagnent sur leur seule réputation. Les réalités du terrain, l’énergie du public hôte et l’inévitable montée en puissance des nations émergentes sont des éléments capables de rebattre les cartes. Pour l’Algérie, cette entrée dans la compétition, prévue au Rwanda entre le 21 et le 31 janvier, n’est pas un simple rendez-vous sportif : c’est un test de maturité, un moment où le passé doit cesser d’être une référence et devenir un moteur.
L’aspect stratégique de ce tirage est évident. Affronter le pays hôte en phase de groupes place immédiatement la sélection dans une atmosphère de tension — jouer face à une salle entièrement acquise à l’adversaire représente un défi mental autant que sportif. La nation rwandaise a bâti progressivement une structure handball, elle ne possède pas encore le statut des grandes puissances africaines, mais elle garde un avantage logistique et psychologique inestimable : celui de la maison. Le Nigeria, lui, arrive avec l’étiquette de l’inconnue dangereuse : un collectif irrégulier, mais capable d’explosions de puissance qui peuvent renverser un match en dix minutes. Quant à la Zambie, elle incarne ce profil encore sous-estimé, mais qui peut capitaliser sur la fatigue ou la rotation de l’adversaire. Cette diversité oblige l’Algérie à un paramètre essentiel : ne pas jouer les matchs à l’économie. Les groupes se gagnent souvent sur des détails, une différence de buts, un moment de nervosité. Et si la logique veut que les Verts se qualifient, l’histoire sportive africaine ne pardonne jamais le relâchement.
Au-delà de ce tirage, c’est l’enjeu global de cette CAN 2026 qui s’impose : redonner à l’Algérie sa place légitime dans le handball continental. Chaque tournoi africain devient, par nature, un miroir public où se lisent les ambitions, la préparation, et même la politique sportive d’un pays. Les supporters, souvent concentrés sur le football, découvrent par ce tirage que l’Algérie joue également une partie de son image à Kigali : celle d’un pays qui ne vient pas pour participer, mais pour exister. Pour cette génération, traverser la phase de groupes ne sera pas un exploit — ce ne sera que le point de départ. La vraie question est ailleurs : une fois la qualification atteinte, l’Algérie sera-t-elle capable d’entrer dans la compétition, d’enlever le frein à main et d’assumer le statut qu’elle souhaite revendiquer ? La CAN s’annonce comme un territoire de vérité, et le tirage vient simplement de dessiner le premier cercle où tout commencera.
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