L’équipe nationale d’Algérie, dirigée par Vladimir Petkovic, s’apprête à entrer dans la phase à élimination directe de la CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier), actuellement disputée au Maroc. Les Verts croiseront la République démocratique du Congo mardi prochain en huitièmes de finale, avec l’ambition affichée d’aller loin dans la compétition. Sur le plan sportif, l’Algérie semble avoir les cartes en main. Toutefois, certains facteurs extérieurs pourraient venir perturber cette trajectoire.
La rencontre disputée ce dimanche entre le Maroc et la Tanzanie est venue rappeler une réalité bien connue du football africain : l’arbitrage peut parfois peser lourdement sur le sort des matchs, surtout lorsque le pays organisateur est concerné. Jusqu’à présent, les décisions arbitrales durant la phase de groupes n’avaient pas suscité de vives polémiques, malgré quelques situations jugées favorables aux Lions de l’Atlas, notamment des penalties rapidement accordés ou d’autres, plus discutables, comme celui concédé au Mali après une faute préalable évidente.
Mais lors de ce huitième de finale, la Tanzanie a clairement payé le prix fort. Certes, les Taifa Stars ont majoritairement subi la domination marocaine et se sont montrés peu entreprenants. Le Maroc a logiquement ouvert le score après l’heure de jeu grâce à Brahim Diaz, auteur de son troisième but dans le tournoi. Néanmoins, la Tanzanie aurait pu revenir dans la partie si un penalty évident avait été accordé dans le temps additionnel.
Sur une action litigieuse, Adam Masina a clairement fait tomber Charles M’Momba dans la surface. Une faute manifeste, selon de nombreux observateurs. Pourtant, ni l’arbitre central Boubou Traoré (Mali) ni la VAR, supervisée par Issa Sy (Sénégal), n’ont jugé utile d’intervenir.
En conférence de presse, le sélectionneur tanzanien Miguel Gamondi n’a pas caché sa colère :
« De toute ma carrière, je n’ai jamais perdu de cette manière. On méritait un penalty clair que tout le monde a vu, même les supporters adverses. On a l’impression qu’il y a une volonté d’offrir le trophée au Maroc. C’est extrêmement frustrant. Aujourd’hui, on méritait mieux et tous ceux qui ont vu le match savent ce qui s’est passé. »
Des propos forts, appuyés par des images qui laissent peu de place au doute. Cet épisode ravive les souvenirs douloureux des dérives arbitrales sur le continent, capables de faire basculer le destin d’une sélection. L’hypothèse d’un chemin dégagé pour le pays hôte vers le sacre ne peut être totalement écartée.
Dans ce contexte, l’Algérie devra non seulement être performante sur le terrain, mais aussi faire preuve d’une vigilance extrême. La désignation de Mohamed Maârouf (Égypte) pour arbitrer le choc face à la RD Congo sera scrutée de très près. Car au-delà du jeu, d’autres paramètres pourraient entrer en ligne de compte dans la quête algérienne du titre continental.
































