À un peu moins d’un mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, le sélectionneur de l’équipe d’Algérie Vladimir Petkovic se retrouve confronté à un sérieux casse-tête autour de l’un de ses milieux de terrain les plus prometteurs, Houssem Aouar. L’ancien Lyonnais, aujourd’hui à Al Ittihad, apparaît comme un joueur clé lorsqu’il est en forme, mais ses antécédents physiques soulèvent de légitimes inquiétudes.
Petkovic a souvent semblé compter sur lui, avec 9 sélections en 7 rassemblements, mais Aouar a déjà manqué 3 des 10 stages sous l’ère du technicien suisse. Le problème principal reste sa tendance à souffrir de blessures musculaires “inopinées”. Cette fois encore, après avoir déclaré dans une récente interview vouloir être titulaire pour la CAN 2025, le milieu algérien a été contraint de déclarer forfait pour deux semaines, manquant ainsi le quart de finale de la King’s Cup contre Al Shabab FC.
Le timing de ce forfait n’est pas idéal. Certes, il pourrait récupérer avant le début de la CAN le 21 décembre, mais les interrogations sur sa fiabilité physique demeurent. Aouar a déjà connu trois passages par l’infirmerie cette saison pour des soucis musculaires, malgré des statistiques correctes en club : 4 buts et 1 passe décisive en 13 apparitions. Sa récurrence de blessures inquiète les observateurs et pourrait limiter son rôle dans le onze de départ algérien.
Petkovic doit donc évaluer avec prudence le rôle qu’il souhaite lui attribuer. Peu tranchant et manquant parfois d’endurance sur le terrain, Aouar risque d’être cantonné au rôle de second couteau, comme lors de la CAN 2023. Les observateurs notent également son manque de repères dans la nouvelle mise en place tactique du sélectionneur, ce qui pourrait compliquer son intégration dans un dispositif comme le 3-5-2 ou le 3-4-3, où le mouvement constant et la densité physique sont essentiels.
Les critiques des supporters d’Al Ittihad, qui lui reprochent de ne pas courir suffisamment et de manquer d’intensité, soulignent un problème supplémentaire. Dans un tournoi aussi exigeant que la CAN, où chaque match impose un rythme élevé et une implication physique maximale, la fiabilité d’Aouar devient un vrai sujet pour l’encadrement technique.


































