Invité sur les ondes de RMC, Éric Chelle a notamment révélé un élément surprenant : l’absence de Baghdad Bounedjah dans le onze de départ l’aurait grandement soulagé. Le coach des Super Eagles a reconnu que l’expérience et le profil du buteur algérien représentaient un danger majeur pour sa défense. Il a expliqué qu’il s’était senti plus à l’aise en constatant que Petkovic ne l’avait pas titularisé, laissant entendre que l’Algérie s’était privée d’un joueur capable de perturber l’organisation nigériane. Chelle a également insisté sur un point tactique précis : il s’attendait à voir le sélectionneur algérien modifier son dispositif dès la pause, mais ce scénario ne s’est pas produit. Pour lui, cette gestion du tempo aurait été déterminante, car le Nigeria avait préparé son plan en anticipant une réaction algérienne immédiate après la mi-temps.
Or, Petkovic a attendu la 60e minute pour lancer Bounedjah et Anis Hadj Moussa, en remplacement de Ramiz Zerrouki et Riyad Mahrez. Une minute plus tard, Adil Boulbina entrait également à la place d’Ibrahim Maza. Mais le mal était déjà fait. Le Nigeria avait frappé deux fois, aux 47e et 57e minutes, profitant d’un moment de flottement algérien et d’un manque de réponse rapide sur le banc. Dans ce contexte, les changements opérés après l’heure de jeu ont ressemblé à une tentative de sauvetage tardive plutôt qu’à un véritable ajustement stratégique. Chelle, lui, estime que son équipe avait déjà verrouillé l’essentiel : contrôler le rythme, punir l’adversaire dans ses temps faibles et gérer ensuite avec maîtrise.
Cependant, cette lecture tactique assumée du sélectionneur nigérian n’efface pas les zones d’ombre du match. Car Chelle a soigneusement évité d’évoquer l’arbitrage, pourtant au centre des débats en Algérie. L’arbitre sénégalais Issa Sy et le VAR gabonais Pierre Atcho ont été vivement critiqués pour ne pas avoir accordé un penalty jugé évident en première période, après une main nigériane sur un centre de Farès Chaïbi. Une décision qui aurait pu changer l’histoire de la rencontre. Mais dans la communication du vainqueur, le silence est total. Une stratégie classique : ne retenir que ce qui valorise la performance. Pour l’Algérie, en revanche, cette élimination laisse un double goût amer : celui d’une erreur de gestion… et celui d’un tournant potentiellement volé.
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