Algérie – CAN : À la veille d’un huitième de finale particulièrement attendu entre l’Algérie et la République démocratique du Congo, la désignation du corps arbitral a attiré l’attention autant que les enjeux sportifs. La Confédération africaine de football a fait le choix de confier cette rencontre à fort enjeu à un quatuor arbitral entièrement égyptien, une décision qui ne passe pas inaperçue dans le contexte sensible de cette Coupe d’Afrique des Nations 2025. À ce stade de la compétition, où la marge d’erreur est inexistante et où chaque décision peut faire basculer une aventure, l’arbitrage devient un élément central de l’équation.
Au sifflet, c’est Mohamed Maarouf qui dirigera les débats. Il sera assisté sur les lignes par Ahmed Hossam Taha et Mahmoud Abou El-Regal, tandis que le rôle de quatrième arbitre reviendra à Amin Omar. À l’assistance vidéo, poste désormais scruté avec une attention extrême depuis le début du tournoi, Mahmoud Ashour sera en charge du VAR, épaulé par Hossam Azab. Un dispositif complet, expérimenté, appelé à gérer une rencontre sous haute tension, dans un climat où la moindre intervention arbitrale est susceptible de déclencher débats et polémiques.
Cette nomination revêt un caractère particulier. Il s’agit de la première fois, depuis le début de cette CAN 2025, qu’un match est confié à un corps arbitral égyptien dans son intégralité, une information confirmée par la Fédération égyptienne de football. Ce choix illustre la volonté de la CAF de s’appuyer sur des arbitres rompus aux joutes africaines, capables de gérer la pression d’un duel à élimination directe entre deux sélections ambitieuses. Pour l’Algérie comme pour la RDC, l’enjeu dépasse largement la simple qualification pour les quarts de finale : il s’agit aussi d’évoluer dans un cadre perçu comme équitable, après plusieurs polémiques arbitrales ayant marqué cette édition. Dans ce contexte, la performance du corps arbitral sera scrutée avec autant d’attention que celle des joueurs. Car dans un match de ce calibre, la crédibilité de la compétition se joue aussi dans la justesse des décisions, la maîtrise des temps forts et la capacité à laisser le football s’exprimer sans être éclipsé par l’arbitrage.

































