La Coupe d’Afrique des nations 2025 approche à grands pas, avec un coup d’envoi prévu le 21 décembre au Maroc, mais l’incertitude demeure totale concernant les dates officielles de libération des joueurs évoluant en Europe. Face à ce flou, le Paris FC a décidé d’agir de manière autonome. Le club a annoncé ce vendredi qu’il ne libérera ses joueurs concernés par la CAN qu’à partir du 14 décembre, soit seulement une semaine avant le début de la compétition.
Cette décision intervient alors que les discussions entre la FIFA, la CAF et l’ECA — le syndicat des clubs européens — n’ont toujours pas abouti à une date commune. Le Paris FC a ainsi pris les devants pour préserver son effectif dans une période cruciale du calendrier, puisqu’il souhaite compter sur ses joueurs jusqu’au match de la 16e journée de Ligue 1 contre Toulouse, prévu le 13 décembre. La direction sportive a contacté chaque sélectionneur et fédération concernés afin de leur expliquer la situation et de justifier la nécessité sportive de garder ses internationaux le plus longtemps possible.
Ce choix n’est pas anodin : plusieurs joueurs susceptibles d’être retenus pour la CAN sont des titulaires indiscutables au sein du club francilien. C’est notamment le cas d’Ilan Kebbal, ailier droit de 27 ans, qui a débuté l’intégralité des rencontres depuis le début de la saison et affiche clairement son ambition de rejoindre la sélection algérienne. Le défenseur central Samir Chergui, aligné 85 % du temps cette saison, fait également partie des joueurs que le club refuse de libérer trop tôt. Leur rôle essentiel dans l’équipe explique la position ferme du Paris FC.
D’autres joueurs comme le Nigérian Moses Simon, l’Ivoirien Jean-Philippe Krasso et le Malien Adama Camara sont également concernés. Tous pourraient manquer des échéances importantes, notamment les 32es de finale de la Coupe de France programmés le week-end du 20 décembre, une compétition où le Paris FC nourrit des ambitions sérieuses. Le club devra composer sans eux à partir du moment où ils rejoindront leurs sélections nationales.
La situation reflète un problème plus large : l’absence totale d’harmonisation au niveau européen. L’ECA poursuit ses discussions avec la FIFA pour tenter de fixer une date de libération claire et officielle. La date du 8 décembre circule, mais à ce jour, aucune confirmation n’a été donnée. Ce vide réglementaire place clubs et sélections dans une zone grise potentiellement conflictuelle, chaque partie défendant ses intérêts.
En décidant de ne libérer ses joueurs qu’à partir du 14 décembre, le Paris FC envoie un signal fort et pourrait inspirer d’autres clubs confrontés à un calendrier dense et des enjeux sportifs élevés avant la trêve hivernale. À mesure que la CAN approche, cette question risque de rester au centre des préoccupations du football européen et africain.



































