Algérie – CAN : À l’approche de l’un des rendez-vous les plus attendus de cette phase à élimination directe, l’atmosphère autour de la sélection algérienne s’est chargée d’une tension particulière. En milieu d’après-midi, lorsque le groupe a quitté son hôtel de Rabat pour rejoindre le stade et effectuer sa dernière mise en place avant le choc continental, un détail n’a échappé à personne : une silhouette manquait à l’appel. Dans les regards échangés, une même question revenait, insistante, presque obsédante. À ce stade de la compétition, chaque absence prend une dimension démesurée, et l’équipe nationale, jusque-là relativement épargnée par les pépins physiques, se retrouvait soudain confrontée à une incertitude lourde de conséquences sportives.
Ce doute portait un nom. Rayan Aït-Nouri, élément clé du couloir gauche depuis le début du tournoi, n’a pas accompagné ses partenaires. Touché par un épisode grippal survenu en fin de semaine, le latéral algérien faisait l’objet d’une surveillance étroite de la part du staff médical. Par mesure de précaution, et afin d’éviter tout risque de propagation au sein d’un groupe déjà engagé dans un marathon mental et physique, il a été maintenu à l’écart, confiné dans sa chambre durant toute la journée. Une décision assumée par l’encadrement, conscient que la gestion de l’état sanitaire du vestiaire compte autant que la préparation tactique à la veille d’un match couperet. En interne, la prudence domine, même si chacun espérait une évolution plus rapide de la situation.
Le temps, justement, devient l’ennemi principal. À quelques heures du coup d’envoi, les signaux restent préoccupants et la tendance n’incite guère à l’optimisme. Sans amélioration nette et immédiate, la perspective d’un forfait se précise, contraignant le sélectionneur à réorganiser son flanc gauche dans l’urgence. Un scénario qui priverait l’Algérie d’un joueur dont la régularité, l’impact offensif et la solidité défensive ont pesé dans l’équilibre collectif depuis le début de la compétition. Au-delà du cas individuel, cette incertitude rappelle la fragilité d’un parcours en phase finale : un simple virus peut suffire à rebattre les cartes et à bouleverser une stratégie patiemment construite.

































