Le milieu de terrain de l’équipe d’Algérie, Farès Chaïbi, a remis les crampons, et avec eux une part d’optimisme dans l’entourage des Verts. Éloigné des terrains ces derniers jours en raison d’une blessure musculaire, le milieu offensif de l’Eintracht Francfort a repris progressivement l’entraînement avec son club allemand, une nouvelle qui tombe à point nommé à l’approche du rassemblement de mars. Selon les échos venus d’Allemagne, l’international algérien a participé aux séances collectives en début de semaine et a complété une partie du travail avec le groupe, signe d’une évolution positive de son état physique. Une étape importante, même si son retour à la compétition officielle demeure conditionné à sa réponse au programme de réathlétisation.
Son absence lors du dernier match de Bundesliga face au Borussia Mönchengladbach avait suscité des interrogations, d’autant que l’Eintracht s’apprête à enchaîner avec une affiche de premier plan contre le Bayern Munich lors de la 23e journée. À ce stade, sa présence face au champion en titre n’est pas garantie, le staff médical préférant avancer avec prudence. Mais l’essentiel est ailleurs : Chaïbi a réintégré le processus collectif, et cela suffit déjà à rassurer. Dans un championnat aussi exigeant que la Bundesliga, chaque détail compte, et le retour progressif d’un joueur créatif comme lui représente un atout majeur pour Francfort dans la dernière ligne droite de la saison.
Pour Vladimir Petkovic, cette évolution est un signal encourageant. Le sélectionneur national doit composer avec une cascade de pépins physiques dans l’entrejeu. Ismaël Bennacer, désormais au Dinamo Zagreb, reste éloigné des terrains depuis sa blessure contractée fin janvier, tandis que Hicham Boudaoui vient tout juste de retrouver le rythme avec l’OGC Nice après des douleurs au dos. Dans ce contexte, récupérer un Chaïbi compétitif avant la trêve internationale constitue un soulagement. Le stage de mars sera déterminant : deux matchs amicaux sont envisagés, face au Guatemala et à l’Uruguay à Turin, pour jauger le niveau du groupe avant d’aborder un programme mondial relevé, avec notamment l’Argentine en ouverture, puis l’Autriche et la Jordanie.
Chaïbi, par son profil technique et sa capacité à se projeter, représente une pièce stratégique dans le schéma des Verts. Son retour, même progressif, redonne de la profondeur et de la créativité à un secteur clé. À 22 ans, il a déjà démontré qu’il pouvait répondre présent dans les grands rendez-vous. Reste désormais à confirmer que la blessure appartient au passé. Si la tendance se confirme dans les prochains jours, le mois de mars pourrait marquer un nouveau départ pour le joueur de Francfort… et un renfort précieux pour l’Algérie.































