Belmadi: «Quand j’avais dit qu’on briguait le trophée, on m’a pris pour un fou»
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Belmadi: « Quand j’avais dit qu’on briguait le trophée, on m’a pris pour un fou »

Djamel Belmadi

La sélection algérienne, Djamel Belmadi, a perpétué la tradition et confirmé encore une fois qu’elle demeure la bête noire des « Lions de la Teranga ». Seulement, la victoire remportée vendredi soir contre les Sénégalais demeure tout simplement historique.

En effet, les Verts n’ont pas raté leur rendez-vous pour l’occasion avec l’histoire lorsqu’ils ont disputé sur le terrain de Caïro Stadium la troisième finale de l’histoire du pays face à une équipe du Sénégal avide de revanche. Les Fennecs, qui ont émerveillé les observateurs par leur jeu de qualité, ont réalisé un parcours presque parfait, éliminant tour à tour la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Nigeria lors des matches à élimination directe. Il faut dire que les deux derniers sont deux ogres du football continental.

L’équipe nationale, sous la houlette de Djamel Belmadi, a su se frayer un chemin dans ce tournoi, le premier en présence de 24 pays, pour se positionner comme le favori numéro 1 à la succession du Cameroun, éliminé en 8es de finale. Le Sénégal de Sadio Mané est venu se dresser sur le chemin de l’Algérie dans ce qui a été le dernier obstacle pour décrocher une éventuelle deuxième étoile africaine, 29 ans après un premier titre remporté à domicile.

Cela fait trois décennies que les Algériens attendaient un tel exploit. En mars 1990, la sélection nationale, dirigée alors par le regretté Abdelhamid Kermali, avait offert à l’Algérie son premier trophée africain, en battant en finale le Nigeria (1-0), grâce à un but de Chérif Oudjani. Dix années plus tôt, l’Algérie animait sa première finale, perdue (3-0) face au Nigeria, pays organisateur.

Les coéquipiers du capitaine Riyad Mahrez avaient ainsi à cœur de rééditer l’exploit de leurs aînés et d’écrire une nouvelle page dans l’histoire du football national, même si la mission était difficile face au Sénégal, première nation sur le plan continental (22e au dernier classement dela Fifa), et qui a joué pour l’occasion son meilleur match dans la CAN égyptienne. Kermali était certainement heureux dans sa tombe de voir l’EN gagner la CAN de nouveau, surtout que le coach qui a dirigé le ‘’Club Algérie’’ dans ce rendez-vous continental est également national.

Le Sénégal et l’Algérie se sont déjà affrontés en phase de poules (Groupe C), dans un match qui s’est soldé par une victoire de l’équipe nationale (1-0), grâce à un but de Youcef Belaïli. L’Algérie a terminé la compétition invaincue. Elle le reste aussi dans ses confrontations avec le Sénégal en phases finales de la CAN.

Voilà qui a donné davantage de ‘’charme’’ à cette consécration, comme l’a si bien souligné l’entraineur national, Djamel Belmadi, auteur d’un véritable exploit, lui, qui n’est en poste que depuis une dizaine de mois seulement : «C’est extraordinaire, historique, c’est la première qu’on gagne cette coupe en dehors de nos bases, la seule qu’on avait c’était en 1990, il y a eu une longue traversée du désert, on a un pays qui respire le football. Vous le savez, le match a été difficile contre un team qui a joué la Coupe du monde et est premier pays africain au classement FIFA, les joueurs ont résisté, que dire de plus.»

Modeste comme il l’a été toujours, Belmadi ne veut en aucun cas s’approprier le mérite de cet historique trophée : «Moi, sans les joueurs je ne vaux rien, il ne faut pas oublier que les vrais acteurs ce sont les joueurs, on a aidé ce groupe à exploiter son talent et ce sont eux qui jouent et qui ont bien fait les choses», a-t-il poursuivi, rendant hommage au passage à l’adversaire qui a sorti une grosse prestation pour l’occasion. «Nous avons affronté une équipe talentueuse avec un bon coach. On n’a pas eu la possession de balle, avec des difficultés à mettre en place notre jeu. Finalement, la victoire finale est méritée au vu du parcours réalisé dans ce tournoi», a-t-il insisté.

Il faut dire qu’il y a 10 mois de cela, Belmadi y a cru, au moment où ils étaient nombreux à avoir perdu confiance et espoir en cette équipe. «Je n’ai pas dit que j’allais gagner la CAN, j’ai dit qu’on va aller là- bas pour la gagner, c’était déjà envoyer un signal fort que moi je m’engage dans ce projet. En 2015 on jouait l’Algérie avec le Qatar, on m’a demandé si entraîner l’Algérie était un objectif, j’ai répondu que ça allait se faire quand je serai prêt, les titres c’est ce qui m’intéresse, après en conférence de presse j’ai dit que ça n’allait pas être une compétition de transition, j’ai dit on va aller pour la gagner, on m’a pris pour un fou», a-t-il rappelé.

Et de conclure : «Je suis très heureux pour le peuple, cette nation, qui attendait cette 2e étoile depuis très longtemps. C’est la première CAN remportée à l’extérieur du pays. Il y a dix mois, j’ai récupéré une équipe dans la difficulté, sans vouloir dramatiser, c’était dans la difficulté. Réaliser cet exploit en si peu temps est tout simplement extraordinaire».

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