Belmadi: «Il y avait de la haine entre certains cadres et pas des moindres»
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Belmadi: «Il y avait de la haine entre certains cadres et pas des moindres»

Djamel Belmadi

Pour la première fois depuis son arrivée en sélection, le coach Belmadi est revenu sur la situation choquante dans laquelle il a trouvé les Verts.

« J’avais été installé le 8 septembre et nous avions un match le 12. Nous avions deux séances d’entraînement réelles pour préparer un match, puis nous avions un regroupement en octobre et un autre en décembre. Mais j’avais préparé tout cela quelque part. De par mon expérience en tant que joueur de l’équipe nationale, je connaissais tous les paramètres et les mentalités. Je savais quel langage utiliser. Il y avait beaucoup de réunions, collectives et individuelles. J’ai senti que certains joueurs pouvaient adhérer et d’autres non. Il y a eu de fortes décisions prises, mais il fallait prendre des risques. Pour l’anecdote, nous avions eu une réunion le 11 septembre après le dîner. C’était la rampe de lancement du travail à mettre en place. La réunion a duré quatre heures où les joueurs avaient eu 3 heures 45 pour tout déballer. C’était une sorte de thérapie psychologique d’une vie de groupe. Nous avons entendu des choses et nous étions attentifs. Je ne vais pas dévoiler tout ce qui a été dit, mais vous comprendrez certainement qu’il y a eu beaucoup de choses de dites. », a déclaré Belmadi.

Puis il a ajouté: « C’était impossible de travailler si on ne réglait pas cela. Aziz Bouras, qui avait travaillé avec eux auparavant, avait l’impression qu’il les entendait pour la première fois. Le reste de mon staff, pour certains du moins, était choqué. Nous sommes restés plus de deux heures à développer tout ce que nous avons entendu. En conclusion, on s’est demandés comment on n’a pas à écouter ce groupe. Avec la profondeur des problèmes, il était impossible d’avancer si on ne diagnostique pas la maladie. On a atteint une certaine incompatibilité d’humeur entre cadres qui m’a énormément ému et attristé. Vous voyez comment vivent certains joueurs, comme Karim Benzema, une forme de racisme. On l’a vécue, je l’ai vécue. Et là, je retrouve cela en Algérie entre nous. Ce n’était pas possible d’avoir autant de haine entre certains cadres et pas des moindres. On peut avoir des désaccords, on peut ne pas être sur la même longueur d’onde, on peut ne pas avoir la même notion de ce que peut être l’équipe nationale, on n’a peut-être pas les mêmes objectifs en venant en équipe nationale, mais on ne peut pas avoir ce ressentiment entre nous. »

L’ancien entraîneur d’Al Duhail a conclu: « On a les mêmes valeurs, la même éducation, il ne fallait pas qu’il y est ce rejet de l’autre. On est tous quasiment pareils. Certes, au sein d’une fratrie, il existe des caractères différents, mais je me suis rendu compte que le mal était très profond. C’est pour cela que je disais que j’étais choqué et attristé. Les joueurs l’avait senti et il fallait panser les plaies, qui empêchaient d’avoir un esprit d’équipe. Le plus important à retenir dans tout cela, c’est cette transformation. Il n’y avait pas de place pour l’hypocrisie et c’est pour cela qu’il fallait enlever quelques joueurs. Peut-être de loin ils vont comprendre. Je ne mets un trait sur personne. Aucun joueur n’est black-listé. C’est une vraie famille que j’ai rarement connue dans ma carrière. J’ai eu un discours avec eux après le match contre le Botswana où tout le monde était éreinté. Voir la réaction des joueurs sur le banc de touche lorsqu’un des leurs sur le terrain était touché montre que le groupe est vraiment soudé. Je sais qu’il y a des joueurs qui font 20 heures en aller et retour avec zéro minute de jouée et je ne vois l’ombre d’une moindre frustration, alors que ce sont des compétiteurs. »

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