À l’heure où la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre dans sa phase décisive au Maroc, plusieurs attaquants arabes de renom traversent une période délicate. Malgré leur statut et les attentes placées en eux, leurs compteurs restent désespérément bloqués après la phase de groupes. En tête de cette liste figure l’attaquant algérien Baghdad Bounedjah, toujours à la recherche de son premier but dans la compétition.
À 34 ans, le buteur des Verts n’a pas encore trouvé le chemin des filets lors du premier tour. Titularisé et très sollicité, Bounedjah a pourtant beaucoup donné sur le terrain, se montrant actif dans le pressing et les appels, mais sans réussite devant le but. Sa seule contribution directe reste une passe décisive lors du match d’ouverture. Une situation frustrante pour le joueur, que l’on a vu quitter le terrain avec colère lors de cette rencontre, conscient de l’importance de son rôle. Pendant ce temps, le capitaine Riyad Mahrez a pris le relais offensivement, inscrivant trois buts en deux matchs et portant l’attaque algérienne à bout de bras.
Le contraste est d’autant plus marqué que Bounedjah avait été l’un des rares motifs de satisfaction lors de la précédente édition de la CAN, où il avait inscrit les trois seuls buts de l’Algérie, malgré une élimination prématurée dès le premier tour. Cette fois-ci, le contexte est différent : l’équipe est performante collectivement, mais son avant-centre emblématique cherche encore à laisser son empreinte. Face à la RD Congo en huitième de finale, son expérience et sa capacité à peser sur les défenses pourraient toutefois s’avérer décisives, même contre une arrière-garde réputée solide et athlétique.
Bounedjah n’est pas un cas isolé. Du côté tunisien, Hazem Mastouri a également vécu une CAN compliquée. Titularisé à plusieurs reprises avec les Aigles de Carthage, il n’a jamais réussi à se montrer décisif. Son manque de réalisme a été pointé du doigt, notamment après une occasion manquée face au Nigeria, qui a pesé lourd dans le parcours tunisien. Sa place est désormais menacée, d’autant que son concurrent Firas Chaouat a su marquer rapidement en entrant en jeu.
Au Maroc, Youssef En-Nesyri vit aussi une période difficile. Longtemps considéré comme l’attaquant numéro un des Lions de l’Atlas, le joueur de Fenerbahçe a perdu sa place au profit d’Ayoub El Kaabi. Malgré quelques entrées en fin de match accordées par Walid Regragui, En-Nesyri n’a pas encore réussi à inverser la tendance, tandis que les buts décisifs d’El Kaabi parlent pour lui.
Enfin, en Égypte, Mostafa Mohamed traverse une CAN bien plus discrète que celle de 2023, où il avait brillé en l’absence de Mohamed Salah. Cette fois, l’attaquant de Nantes peine à s’imposer dans les choix de Hossam Hassan et n’a pas encore pesé sur le jeu des Pharaons, malgré les difficultés offensives de son équipe.
À l’approche des matchs à élimination directe, ces attaquants savent que le temps presse. Un but peut tout changer, redonner confiance et faire basculer une compétition. Pour Baghdad Bounedjah et les autres, le moment est venu de faire parler leur instinct de buteur.



































