Ce malaise s’inscrit dans un contexte plus large, où la CAN 2025 a été marquée par une accumulation de polémiques arbitrales et organisationnelles. Plusieurs sélections, dont l’Égypte et le Nigeria, ont publiquement exprimé leur frustration, estimant avoir subi des décisions défavorables à des moments clés. Dans ce climat déjà tendu, le fait de confier une rencontre à forte charge émotionnelle à un arbitre issu du pays hôte a été perçu, par une partie de l’opinion, comme une erreur d’appréciation, voire comme un signal politique maladroit. Sans preuve formelle, certains observateurs évoquent une influence excessive du pays organisateur au sein des instances décisionnelles, alimentant l’idée d’une gouvernance déséquilibrée au sommet du football africain.
Il convient toutefois de rappeler que ces critiques relèvent, à ce stade, de perceptions et de soupçons, et non de décisions judiciaires ou de constats officiels. Aucun organe indépendant n’a établi l’existence de pratiques illicites, et la CAF continue d’affirmer que ses choix reposent sur des critères techniques et réglementaires. Néanmoins, dans le football moderne, la crédibilité ne se joue pas uniquement sur les textes, mais aussi sur la confiance accordée par les acteurs. Or, c’est précisément cette confiance qui semble fragilisée. À force de décisions contestées et de désignations jugées maladroites, l’instance africaine expose son tournoi phare à une remise en question permanente. Plus que l’arbitre lui-même, c’est donc la gestion institutionnelle de la CAN qui se retrouve au cœur du débat, avec une exigence claire exprimée par le terrain : plus de clarté, plus d’équilibre, et surtout, moins de décisions susceptibles d’alimenter le soupçon.

































