Dans un communiqué officiel, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que le dossier est traité avec sérieux et en lien direct avec l’État. L’instance indique que « la situation des supporters sénégalais actuellement retenus au Royaume du Maroc est suivie avec la plus grande attention », en précisant que « l’État du Sénégal est pleinement mobilisé à cet effet, au plus haut niveau, en étroite collaboration avec les autorités marocaines compétentes ». Un message destiné à calmer les inquiétudes, mais aussi à montrer que Dakar n’entend pas laisser ses ressortissants livrés à eux-mêmes. La FSF ajoute que, « sous la coordination de l’ambassadeur du Sénégal au Maroc, toutes les diligences nécessaires sont entreprises afin de veiller scrupuleusement sur les conditions de détention de nos compatriotes, de garantir le respect de leurs droits fondamentaux et de leur assurer une assistance juridique appropriée ». Une phrase lourde de sens, qui sous-entend que l’affaire dépasse le simple cadre sportif et se traite désormais comme un dossier diplomatique.
Dans la même dynamique, la Fédération sénégalaise a voulu afficher une solidarité totale envers ces supporters, rappelant leur rôle dans le parcours des Lions. Elle souligne qu’elle « reste solidaire de ses supporters, dont l’engagement constant aux côtés de nos équipes nationales est reconnu et apprécié ». Tout en se montrant prudente sur l’évolution du dossier, la FSF se dit « confiante dans les efforts diplomatiques et juridiques en cours » et estime qu’« une issue heureuse interviendra dans les meilleurs délais », appelant au passage « au calme, à la solidarité et à la confiance dans les démarches engagées ». Un ton mesuré, presque diplomatique, qui contraste avec la colère grandissante dans la rue sénégalaise et sur les réseaux sociaux.
Car sur le plan émotionnel, la pression monte. Et elle s’est cristallisée à travers la réaction de Pape Matar Sarr. L’international sénégalais, figure importante de la nouvelle génération, a exprimé publiquement son indignation sur Instagram : « 30 jours de détention pour des supporters dont le seul tort a été de soutenir leur équipe avec passion. Nous dénonçons fermement cette injustice et demandons leur libération. Soutien total à nos compatriotes. » Une sortie forte, directe, qui risque d’ajouter une dimension médiatique explosive à un dossier déjà délicat. Désormais, au-delà des procédures, cette affaire devient un enjeu d’image pour le Maroc, mais aussi un test de fermeté pour le Sénégal, qui cherche une solution rapide sans provoquer une crise ouverte.




























