La sortie prématurée de l’Algérie en quart de finale de la CAN face au Nigeria a ravivé un débat structurel qui dépasse largement le simple cadre de la compétition. Face à la puissance et à la vitesse du trio offensif nigérian emmené par Victor Osimhen, Ademola Lookman et Akor Adams, la charnière expérimentée composée d’Aïssa Mandi et Ramy Bensebaini a montré ses limites. Les difficultés à gérer les duels, à défendre en avançant et à contenir les transitions rapides ont posé une question de fond : la défense algérienne est-elle armée pour affronter les exigences d’un football mondial de plus en plus athlétique et vertical ? Dans la perspective de la Coupe du monde 2026, où chaque détail comptera, cette interrogation s’impose comme l’un des chantiers prioritaires du sélectionneur Vladimir Petkovic, appelé à anticiper plutôt qu’à subir.
C’est dans ce contexte que deux profils émergent avec insistance, incarnant une promesse de renouveau à moyen terme : Elias Benkara et Yanis Messaoudi. À seulement 18 ans, Benkara s’est déjà imposé comme l’un des défenseurs les plus suivis de sa génération au sein du centre de formation du Borussia Dortmund. Passé par plusieurs sélections de jeunes allemandes avant d’opter pour l’Algérie, le défenseur au gabarit impressionnant combine lecture du jeu, qualité de relance et sérénité dans les duels. Sa convocation en novembre, bien que freinée par une blessure, témoigne de la confiance placée en lui. Avec du temps de jeu régulier en équipe réserve et une progression méthodique, Benkara apparaît déjà comme un projet défensif crédible pour les Verts.
Plus précoce encore, Yanis Messaoudi incarne une autre facette de cette relève. À 16 ans, le jeune défenseur central a quitté la France pour rejoindre l’AC Milan, où il a rapidement convaincu au point de signer son premier contrat professionnel. Sous le maillot des équipes de jeunes des Rossoneri, il a démontré une maturité rare pour son âge, alliée à une capacité à se projeter et à initier le jeu depuis l’arrière. International algérien U17, Messaoudi n’est pas encore un produit fini, mais son profil correspond aux standards du football moderne. Ensemble, Benkara et Messaoudi symbolisent une transition nécessaire : celle d’une défense algérienne appelée à se reconstruire autour de la jeunesse, de l’anticipation et de l’intensité. Leur intégration progressive pourrait bien redéfinir l’équilibre des Verts et offrir, enfin, une réponse durable aux failles apparues au plus haut niveau.
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