Algérie – France : l’information a rapidement enflammé les réseaux sociaux et relancé un débat toujours sensible en Algérie : celui des binationaux et des choix de sélection. Selon le journaliste algérien Moumen Aït Kaci, réputé pour la fiabilité de ses informations, Maghnes Akliouche souhaiterait changer de nationalité sportive afin de représenter l’équipe nationale algérienne. Une nouvelle qui, sur le papier, aurait tout pour séduire les supporters des Verts, tant le profil du joueur correspond à ce que recherche Vladimir Petkovic : un milieu offensif moderne, technique, capable de casser les lignes et d’apporter une vraie créativité dans les trente derniers mètres. Mais derrière l’enthousiasme, la réalité réglementaire semble rapidement refermer la porte. Car en matière de changement de sélection, la FIFA impose des règles strictes, souvent mal comprises du grand public.
Maghnes Akliouche, évoluant en club au plus haut niveau, est considéré comme l’un des talents les plus prometteurs de sa génération. Son nom a déjà été évoqué à plusieurs reprises dans le paysage footballistique algérien, notamment en raison de ses origines et de son potentiel évident. L’idée de le voir sous le maillot vert s’inscrit dans une logique sportive cohérente : renforcer l’effectif avec un joueur créatif, capable de jouer entre les lignes et d’offrir des solutions supplémentaires dans un secteur où l’Algérie a parfois manqué d’inspiration ces dernières années. Toutefois, malgré la rumeur insistante et la volonté supposée du joueur, le dossier se heurte à un obstacle majeur : son statut international.
En effet, la FIFA ne permet pas à un joueur de changer librement de sélection nationale une fois certaines conditions franchies. Lorsqu’un joueur a déjà représenté une nation dans des compétitions officielles à un niveau déterminé, la possibilité de basculer vers une autre sélection devient extrêmement limitée, voire impossible. Et dans le cas d’Akliouche, les éléments disponibles indiquent que la procédure ne serait pas recevable au regard des règlements actuels. Autrement dit, même si le joueur nourrit réellement cette intention et même si la Fédération algérienne de football décidait d’entamer des démarches, l’issue aurait peu de chances d’être favorable. Ce scénario illustre une fois de plus la complexité des dossiers binationaux, souvent alimentés par l’émotion, les attentes populaires et les spéculations médiatiques, mais rapidement rattrapés par la froideur administrative.
Cette affaire, qu’elle soit confirmée ou non dans ses détails, montre surtout l’intérêt grandissant autour de la sélection algérienne et la volonté de certains profils de se rapprocher des Verts. Mais elle rappelle également une vérité incontournable : en football moderne, les choix internationaux ne se jouent pas seulement sur le cœur ou l’envie… ils se jouent aussi sur les règles.
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