De retour à la compétition après plusieurs semaines d’absence dues à une blessure, Amine Gouiri a retrouvé la scène médiatique avec la même lucidité que sur le terrain. Présent en conférence de presse à l’approche du prochain rendez-vous de l’Olympique de Marseille en Coupe de France, l’attaquant algérien a balayé de nombreux sujets, entre état physique, ambitions personnelles et dynamique collective. Sans chercher à se mettre en avant, Gouiri a insisté sur une chose : le temps et le jeu feront le reste. « Les stats ? Si je joue mon football, elles vont arriver toutes seules », a-t-il lâché, fidèle à une approche où le rendement découle avant tout du contenu. Encore en phase de reprise, il assume un retour progressif, expliquant : « Physiquement, c’est sûr que je ne suis pas à 100 %. Mentalement, je suis le même : je veux marquer et faire marquer. »
Interrogé sur son positionnement et son intégration tactique, l’ancien Rennais a rappelé que tout restait ouvert. « Le poste derrière l’attaquant ? On n’en a pas encore parlé avec le coach. Je viens juste de revenir », a-t-il précisé, avant de souligner la méthode de Roberto De Zerbi : « Le coach essaie de nous mettre dans les meilleures conditions par rapport à nos qualités. » Concernant la concurrence offensive, notamment avec Pierre-Emerick Aubameyang, Gouiri affiche un discours apaisé et constructif. « C’est un joueur très expérimenté. J’apprends beaucoup à ses côtés. La concurrence est saine. Avec nos deux profils différents, on peut être associés. » Une complémentarité qu’il ne rejette pas, convaincu que l’équilibre collectif primera toujours sur les débats individuels.
La Coupe de France, justement, occupe une place centrale dans son discours. Le déplacement à Bayeux ne sera pas pris à la légère. « Ça fait plaisir, c’est la magie de la Coupe ! Ce n’est pas parce que c’est une R1 qu’il faut les prendre de haut. Il faut rester humble. La Coupe de France, c’est un trophée à aller chercher », a-t-il martelé. Le souvenir du scénario cruel de jeudi dernier reste encore vif : « Le scénario de jeudi, ça fait mal… J’aurais préféré rester à 1-1 et aller aux penalties. On a perdu un titre… » Malgré tout, Gouiri préfère se projeter. « Je pense qu’à marquer ! Je rentre sur le terrain pour aider l’équipe, mais bien sûr, un attaquant a besoin de marquer. » Lucide sur la saison olympienne, il conclut avec ambition : « On doit travailler sur la constance. On enchaîne les matchs, mais on est toujours là… On peut faire une très bonne partie de saison. » Un discours mesuré, à l’image d’un joueur qui revient sans bruit, mais avec une faim intacte.
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