Quelques heures seulement après la qualification de l’équipe nationale algérienne face à la République démocratique du Congo, les débats ont rapidement animé les plateaux télévisés. En soirée, sur le plateau de El Heddaf TV, Ali Bencheikh et Amine Aksas se sont exprimés à chaud sur la prestation de Mohamed Amoura, au terme d’un huitième de finale intense et très disputé dans le cadre de la CAN 2025.
Aligné en pointe de l’attaque algérienne, Amoura a été au cœur de nombreux duels face à une défense congolaise particulièrement robuste. Le rythme élevé du match et l’engagement physique imposé par l’adversaire ont rendu sa tâche complexe, notamment dans les phases de jeu aériennes et les confrontations directes. C’est dans ce contexte qu’Ali Bencheikh a livré une analyse imagée de la situation, estimant que l’attaquant algérien semblait parfois évoluer « comme un fils face à son père », en référence à la différence de gabarit avec le défenseur congolais chargé de le surveiller. Une métaphore utilisée pour illustrer l’intensité des duels et la difficulté pour Amoura de peser physiquement sur certaines séquences.
Pour Amine Aksas, l’essentiel devait toutefois rester la qualification. L’ancien défenseur a rappelé que, dans ce type de rencontre à élimination directe, l’objectif prioritaire est la victoire, indépendamment des prestations individuelles. Selon lui, le contexte du match et la pression qui l’accompagnait expliquent en partie certaines approximations observées, soulignant que l’attention se portera avant tout sur le résultat final plutôt que sur le rendement d’un seul joueur.
Néanmoins, Aksas a également mis en lumière un aspect précis du jeu de Mohamed Amoura : la finition. Il a rappelé que l’attaquant s’est procuré des occasions nettes lors de cette rencontre, mais aussi lors de précédents matchs face au Soudan et au Burkina Faso, sans parvenir à les convertir. Un constat factuel qui, selon lui, mérite réflexion, surtout à l’approche des prochaines échéances où l’efficacité devant le but pourrait s’avérer déterminante.
Les interventions de Bencheikh et Aksas se sont inscrites dans une analyse technique, sans remise en cause du rôle d’Amoura dans le dispositif algérien. Les deux consultants ont reconnu son activité, sa générosité dans l’effort et sa capacité à créer du danger par ses déplacements. Toutefois, ils ont souligné que la concentration devant le but reste un axe d’amélioration important.
En cette soirée marquée par la qualification des Verts pour les quarts de finale, ces échanges illustrent l’exigence entourant l’équipe nationale. À ce stade de la compétition, chaque détail compte, et les débats d’après-match reflètent l’attente élevée placée dans les joueurs appelés à porter les ambitions algériennes dans cette CAN 2025.



































