Algérie – Petkovic : à question s’est posée, comme toujours après une désillusion sportive d’ampleur, mais la réponse de la Fédération algérienne de football a été nette, claire et assumée : il n’a jamais été question de se séparer de Vladimir Petkovic. Dans un climat parfois chargé, nourri par l’émotion et la déception, l’instance fédérale a choisi la stabilité plutôt que la précipitation. Un choix qui s’inscrit dans une logique de continuité, alors que le technicien suisse est engagé dans un projet à moyen terme, construit sur une transition progressive et une refonte méthodique de certains équilibres de l’équipe nationale. La FAF a tenu à rappeler que l’évaluation d’un sélectionneur ne se résume pas à un match ou à une sortie de route, mais s’inscrit dans un cadre plus large, où le contenu, la gestion du groupe et la vision comptent autant que le résultat brut.
Dans ce contexte, Vladimir Petkovic a rencontré les dirigeants fédéraux pour faire le point, sans esquiver ses responsabilités. Le sélectionneur n’a ni cherché à se défausser ni à minimiser ce qui n’a pas fonctionné. Au contraire, il a assumé ses choix et reconnu les manques, dans un échange décrit comme franc et constructif. « J’assume pleinement la responsabilité de ce qui s’est passé », a-t-il confié, selon des propos rapportés en interne, avant d’insister sur la nécessité de tirer des enseignements concrets pour la suite. Cette posture, appréciée en haut lieu, a renforcé la conviction de la FAF que le projet devait se poursuivre avec le même homme aux commandes, dans un esprit de travail et de correction plutôt que de rupture.
Au-delà du cas Petkovic, cette décision traduit une volonté plus globale : celle de sortir d’une culture de l’instabilité chronique qui a longtemps freiné l’équipe nationale. La fédération estime que les bases posées depuis son arrivée restent pertinentes et que les prochaines échéances offriront un terrain d’expression plus fidèle au travail engagé. L’heure n’est donc pas aux annonces spectaculaires, mais à l’ajustement, à l’analyse et à la continuité. En interne, le message est clair : la confiance est maintenue, le cap ne change pas, et la suite du projet se construira avec sang-froid, loin des réactions dictées par l’émotion du moment.
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