Algérie – Petkovic : La trajectoire de Vladimir Petkovic à la tête de l’équipe d’Algérie a pris, ces dernières semaines, une tournure décisive. Arrivé avec une feuille de route précise et un contexte exigeant, le sélectionneur a d’abord réinstallé un cadre de travail lisible, puis rendu à la sélection une forme de stabilité que beaucoup jugeaient indispensable. La qualification pour la Coupe du monde 2026, acquise sans trembler, a constitué un premier marqueur fort. À cela s’est ajouté un parcours jusqu’en quarts de finale de la CAN 2025 disputée au Maroc, une compétition dense, marquée par de nombreux débats extra-sportifs, mais au cours de laquelle l’Algérie n’a jamais donné l’impression de se perdre. Malgré l’élimination face au Nigeria, le contenu proposé, l’attitude du groupe et la cohérence des choix ont été perçus comme des signes de progrès, dans une phase de transition que Petkovic a assumée sans détour.
Ce bilan global a pesé lourd dans la réflexion des décideurs. En interne, la Fédération algérienne de football estime que les objectifs initiaux ont été atteints, voire dépassés sur certains aspects structurels. Le travail sur la discipline collective, la gestion du vestiaire et l’intégration progressive de nouveaux profils ont renforcé la crédibilité du projet. Selon plusieurs échos concordants, un accord de principe aurait ainsi été trouvé pour prolonger l’aventure jusqu’en 2028. Une décision qui ne relève pas de l’émotion, mais d’une lecture stratégique : sécuriser un cadre technique avant d’aborder une période charnière, marquée par les éliminatoires et la préparation d’un Mondial où l’Algérie ambitionne de retrouver une place plus conforme à son potentiel. La continuité apparaît ici comme un choix raisonné, destiné à éviter les ruptures brutales qui ont souvent freiné la progression des Verts par le passé.
À ce stade, aucune officialisation n’a encore été communiquée, laissant planer un silence calculé autour du dossier. Mais en coulisses, la tendance est claire : Petkovic incarne désormais un projet dans lequel les responsables souhaitent s’inscrire sur la durée. Cette stabilité recherchée doit permettre d’affiner les automatismes, de consolider une ossature et de gérer plus sereinement les échéances à venir. Pour le sélectionneur, cette confiance renouvelée serait aussi la reconnaissance d’un travail mené sans agitation, loin des effets d’annonce. Pour l’Algérie, c’est l’opportunité de s’engager dans un cycle long, avec l’ambition de transformer des bases solides en résultats plus marquants. La décision n’est pas encore officielle, mais elle traduit déjà une orientation nette : miser sur la continuité pour construire, plutôt que repartir de zéro.
































