Petkovic, fidèle à son approche méthodique, ne souhaite toutefois pas précipiter les discussions. En interne, il privilégierait une évaluation globale après la Coupe du monde 2026, considérée comme un jalon déterminant du projet. Cette prudence n’est pas fortuite. Elle reflète une conception du métier où les bilans se dressent sur la durée, à l’issue des grands rendez-vous, et non sous l’effet de la pression immédiate. Le sélectionneur entend conserver une liberté d’analyse, tant sur l’évolution de son groupe que sur sa propre projection personnelle. Cette posture, loin d’être une esquive, s’inscrit dans une logique de responsabilité : mesurer les acquis, les manques et les perspectives avant d’engager un nouveau cycle de deux années supplémentaires.
De son côté, la Fédération algérienne de football affiche une lecture plus proactive du dossier. Les dirigeants souhaitent trancher la question avant le coup d’envoi du Mondial, afin d’aborder l’échéance planétaire dans un climat de clarté et de stabilité. L’objectif est double : envoyer un signal fort au vestiaire et éviter que l’avenir du sélectionneur ne devienne un facteur de distraction au cœur de la compétition. Une prolongation anticipée permettrait également de sécuriser la feuille de route post-2026, en inscrivant la sélection dans une continuité technique et stratégique. Entre la volonté fédérale de verrouiller rapidement le dossier et la préférence du sélectionneur pour un temps de réflexion après le Mondial, les discussions s’annoncent délicates mais déterminantes. Une chose est acquise : l’avenir de Petkovic ne se joue plus sur des résultats isolés, mais sur la crédibilité d’un projet appelé à structurer durablement le football algérien.
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