Algérie – Petkovic : à quelques mois de l’échéance mondiale, Vladimir Petkovic se retrouve face à un calendrier resserré et à un ultime moment de vérité. Le rassemblement de mars apparaît comme la dernière fenêtre d’ajustement avant de figer la liste pour la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Si l’ossature globale de l’équipe d’Algérie est déjà bien identifiée, certaines zones demeurent ouvertes à la concurrence, au premier rang desquelles le milieu de terrain. Entre les interrogations physiques et le manque de continuité de certains cadres, une ou deux places restent accessibles. Dans ce contexte précis, le nom de Yacine Titraoui refait surface avec insistance, comme une option crédible et suivie de près par le sélectionneur.
À 22 ans, l’ancien joueur du Paradou AC, aujourd’hui au RC Sporting Charleroi, n’a pas encore réellement eu l’occasion de s’exprimer sous le maillot national. Appelé lors du rassemblement de novembre, il n’avait disputé qu’une vingtaine de minutes face au Zimbabwe, avant de rester sur le banc contre l’Arabie saoudite. Non retenu ensuite pour la CAN 2025, malgré une liste élargie à 28 joueurs, Titraoui aurait pu disparaître des radars. Il n’en est rien. En interne, son profil continue d’être évalué comme un investissement à moyen terme, et son absence lors du tournoi continental n’est pas interprétée comme un renoncement définitif. Bien au contraire, le staff voit en lui un joueur encore en construction, mais dont la progression en club justifie une nouvelle observation lors d’un rassemblement élargi, potentiellement dès mars.
Cette réflexion est directement liée à la situation d’Ismaël Bennacer. Le milieu de l’AC Milan, actuellement prêté au Dinamo Zagreb, reste un élément central du projet algérien, mais son état physique suscite de réelles inquiétudes. Sa nouvelle blessure, survenue alors qu’il revenait progressivement à un niveau satisfaisant, oblige Petkovic à envisager des alternatives crédibles dans un registre proche. C’est précisément là que Titraoui s’impose. Capable d’apporter de la verticalité, doté d’un centre de gravité bas et d’une vivacité qui lui permet de casser les lignes, il offre un profil rare dans l’effectif actuel. Sans le comparer hâtivement aux références absolues, son jeu fait écho à une lecture rapide, une qualité de transmission propre et une capacité à modifier le tempo. Encore jeune, à l’image de Ibrahim Maza ou Anis Hadj Moussa, Titraoui représente un pari d’avenir. Si les circonstances s’alignent, le rendez-vous de mars pourrait bien marquer le début d’une trajectoire plus durable avec les Verts.
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