La physionomie du match a confirmé l’équilibre annoncé. Al-Wahda a choisi un bloc compact, prêt à exploiter la moindre transition, quand Al-Duhail a cherché à installer un jeu patient, fait de circulation et de prises de position entre les lignes. La différence s’est jouée sur un détail, une action isolée qui a suffi à faire basculer le trophée. Dans ce cadre contraint, Adel Boulbina a livré une prestation solide, à la hauteur de l’événement. Disponible, juste dans ses choix et impliqué dans le pressing, l’international algérien a tenté d’apporter de la verticalité et de la créativité, sans jamais se dérober. Son activité a souvent permis à Al-Duhail de gagner du terrain, même si la dernière passe ou la finition ont manqué pour concrétiser les temps forts.
Au coup de sifflet final, la déception était palpable, mais cette défaite ne saurait effacer les enseignements positifs d’un match de haut niveau. Pour Al-Duhail, la rencontre a servi de révélateur sur les ajustements nécessaires avant les prochaines échéances, notamment dans la gestion des moments clés et la capacité à transformer la domination en avantage concret. Pour Boulbina, ce rendez-vous confirme une trajectoire en progression : malgré le résultat, il a montré qu’il pouvait répondre présent dans un contexte compétitif exigeant, face à une opposition disciplinée. Dans une saison appelée à se densifier, ce type de prestation nourrit des certitudes individuelles et trace des axes de travail collectifs. Le trophée s’est envolé, certes, mais le contenu, lui, offre des bases à consolider pour la suite.






























