Algérie : La séparation est désormais actée et elle marque la fin d’un cycle entamé avec beaucoup d’attentes. La fédération rwandaise de football et Adel Amrouche ont officiellement décidé de mettre un terme à leur collaboration, d’un commun accord et avec effet immédiat. Une annonce sobre, mais lourde de sens, qui intervient dans un contexte où les résultats, la dynamique sportive et les ambitions à moyen terme peinaient à converger. À la tête des Rwanda, Amrouche avait hérité d’un projet délicat, dans un environnement en pleine reconstruction, avec l’objectif affiché de poser des bases durables plutôt que de rechercher des succès immédiats.
Le technicien algérien, réputé pour son exigence et son discours sans concession, n’a jamais caché la difficulté de la mission. Le Rwanda, en quête de stabilité et de progression sur la scène continentale, cherchait avant tout une identité de jeu et une culture de la performance. Les résultats, parfois encourageants dans le contenu, n’ont toutefois pas suffi à masquer certaines limites structurelles, ni à accélérer le processus comme espéré. Dans ce contexte, la décision de mettre fin à l’aventure apparaît comme une tentative de réalignement stratégique, plus que comme une sanction sportive. Les deux parties ont préféré acter une séparation propre, sans polémique publique, dans un football africain souvent marqué par des ruptures brutales et conflictuelles.
Pour les Amavubi, cette page tournée ouvre désormais un nouveau chapitre. La priorité sera de nommer rapidement un successeur capable de s’inscrire dans un projet cohérent, à l’approche des prochaines échéances qualificatives. Le communiqué officiel évoque clairement une projection vers l’avenir, signe que la fédération souhaite capitaliser sur les enseignements récents plutôt que repartir de zéro. Du côté d’Adel Amrouche, cette séparation ne remet pas en cause une trajectoire riche d’expériences africaines, bâtie au fil des années dans des contextes souvent complexes. Son profil reste celui d’un entraîneur aguerri, rompu aux défis du continent, et dont la liberté retrouvée pourrait rapidement susciter de nouveaux intérêts. Dans un football africain en constante mutation, où les projets se font et se défont à grande vitesse, cette décision conjointe rappelle une évidence : au-delà des intentions, seule l’alignement entre vision, moyens et résultats permet d’inscrire une collaboration dans la durée.
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