Algérie : la Fédération algérienne de football continue d’élargir son champ de surveillance en Europe, et un nouveau nom commence à circuler avec insistance dans les coulisses : Yanis Massolin. Selon El Heddaf, le milieu franco-algérien ferait désormais partie des profils étudiés par la FAF dans le cadre de sa politique d’anticipation et de renouvellement. Si une première convocation dès le stage de mars a été évoquée ces dernières semaines, l’instance algérienne adopterait une ligne plus mesurée, privilégiant l’observation avant toute décision précipitée. Dans un contexte où la sélection nationale se prépare à des échéances majeures, la stratégie semble claire : éviter les choix émotionnels et construire sur le long terme, en évaluant chaque joueur dans un environnement compétitif stable. Massolin, lui, apparaît comme un dossier intriguant, à la fois prometteur et encore entouré d’interrogations.
Son parcours, justement, ne ressemble à aucun autre. Né en France, le joueur s’est bâti loin des projecteurs, en passant par un itinéraire atypique, fait de patience et de progression méthodique. Longtemps cantonné aux divisions amateurs, il a ensuite franchi les paliers un à un jusqu’à obtenir une opportunité en Ligue 1, sous les couleurs de Clermont. Ce premier passage au plus haut niveau français a servi de tremplin, mais c’est surtout à l’étranger que Massolin aurait véritablement accéléré sa trajectoire, en parvenant à s’imposer dans des championnats réputés exigeants comme la Belgique et l’Italie. Ce type de progression progressive, sans exposition médiatique excessive, plaît souvent aux sélectionneurs, car il traduit une capacité à travailler dans l’ombre et à évoluer dans la difficulté. Pour la FAF, c’est précisément le genre de profil qui peut devenir une option solide à moyen terme, surtout dans un secteur du milieu où la concurrence existe, mais où les solutions stables et régulières restent précieuses.
Toujours selon El Heddaf, Massolin aurait récemment franchi une étape majeure dans sa carrière, avec une signature officialisée à l’Inter Milan en février 2026. Une avancée considérable pour un joueur qui, il y a quelques saisons encore, évoluait loin du très haut niveau. Toutefois, le club lombard aurait choisi de le laisser terminer la saison sous forme de prêt à Modène, afin de lui permettre d’enchaîner du temps de jeu et de poursuivre sa progression dans un cadre compétitif. Un scénario logique : intégrer un effectif comme celui de l’Inter nécessite une maturité tactique, une adaptation physique et une expérience de la pression que peu de joueurs acquièrent rapidement. Mais ce simple contrat avec un géant italien suffit déjà à placer Massolin sur une autre dimension et à attirer davantage l’attention.
Dans ce dossier, la FAF semblerait cependant privilégier une stratégie plus patiente. L’idée serait de l’intégrer plutôt après la Coupe du monde 2026, afin d’évaluer son évolution sur une saison complète dans l’environnement de l’Inter, où la concurrence interne et le niveau d’exigence seront nettement supérieurs. Une approche prudente, mais cohérente, car le défi pour Massolin ne sera pas seulement de signer : il sera de s’imposer. Et c’est justement cette capacité à tenir la distance qui déterminera s’il peut, demain, devenir un vrai renfort pour les Verts. En attendant, son nom s’ajoute à une liste de plus en plus large de talents surveillés, preuve que l’Algérie prépare déjà l’après-2026.




























