Algérie : L’éclat d’une compétition internationale a souvent le pouvoir d’accélérer les trajectoires, et Anis Hadj Moussa en est aujourd’hui l’illustration la plus parlante côté algérien. Auteur d’une CAN 2025 aboutie au Maroc, l’ailier des Fennecs a vu son nom circuler avec insistance dans les couloirs des grands clubs européens. Selon plusieurs informations concordantes, Liverpool FC aurait réactivé un dossier déjà suivi de près ces derniers mois, avec l’idée claire de passer à l’action lors du prochain mercato estival. À Anfield, le profil de Hadj Moussa séduit par sa capacité à provoquer, à répéter les efforts et à s’inscrire dans un jeu de haute intensité. Dans une équipe anglaise en pleine reconstruction sportive, chaque recrutement est pensé comme une pièce stratégique, et l’Algérien coche de nombreuses cases : vitesse, personnalité, marge de progression et expérience désormais confirmée sur la scène africaine.
Ce regain d’intérêt ne doit rien au hasard. À la tête de Liverpool, Arne Slot connaît parfaitement le championnat néerlandais et les exigences qu’il impose. L’entraîneur néerlandais suit Hadj Moussa depuis son évolution avec Feyenoord Rotterdam, club auquel le joueur est lié par un contrat longue durée courant jusqu’à l’été 2030. Cette donnée contractuelle confère au club hollandais une position de force évidente dans d’éventuelles négociations. Mais elle n’efface pas la réalité du marché : lorsqu’un géant anglais manifeste un intérêt appuyé, surtout sous l’impulsion directe de son entraîneur, le rapport de force peut évoluer. Slot, qui a bâti une partie de sa réputation sur sa capacité à développer des profils offensifs polyvalents, verrait en Hadj Moussa un joueur capable d’apporter une alternative crédible sur les ailes, avec un volume de jeu compatible avec la Premier League.
Pour Hadj Moussa, cette situation marque une étape symbolique. En l’espace de quelques mois, il est passé du statut de talent prometteur à celui de cible potentielle d’un club habitué aux sommets européens. Sa CAN, marquée par des prestations solides et une influence croissante dans le jeu algérien, a servi de vitrine idéale. Mais rien n’est encore joué. Feyenoord n’a aucun intérêt sportif immédiat à se séparer d’un élément clé, et le joueur lui-même sait que franchir un tel cap nécessite réflexion et timing. L’été prochain pourrait toutefois devenir un tournant décisif, tant pour sa carrière que pour l’image du football algérien à l’étranger. Si Liverpool devait aller au bout de son intérêt, ce serait la reconnaissance d’un parcours construit sans brûler les étapes, et la confirmation que la CAN reste, plus que jamais, une scène capable de propulser des talents vers les plus hauts niveaux du football mondial.
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