Algérie – RD Congo : À quelques jours d’un huitième de finale que l’Algérie aborde avec ambition et vigilance, un détail médical est venu troubler la sérénité du camp des Verts. L’absence de Rayan Aït-Nouri lors de la séance d’entraînement de ce samedi a immédiatement suscité des interrogations, tant le latéral gauche s’est imposé comme une pièce maîtresse de l’équilibre défensif depuis le début de la compétition. Selon les informations recueillies, le joueur a dû quitter prématurément le centre d’entraînement pour regagner l’hôtel, gêné par un état grippal prononcé qui l’a empêché de prendre part au travail collectif. À ce stade, rien d’alarmant sur le plan musculaire ou articulaire, mais le calendrier resserré et l’exigence d’un match à élimination directe imposent une vigilance accrue. Face à la République démocratique du Congo, mardi, chaque détail compte, et l’Algérie sait que la fraîcheur physique peut peser autant que la qualité technique.
La gestion de ce contretemps se fait avec méthode. Le staff médical a prévu un suivi rapproché dans les prochaines heures afin d’évaluer l’évolution de l’état général du joueur et sa capacité à reprendre l’entraînement. La consigne est claire : ne rien précipiter. L’encadrement préfère préserver un élément clé plutôt que de risquer une rechute qui compromettrait la suite du tournoi. Cette prudence est d’autant plus compréhensible que le flanc gauche concentre déjà des incertitudes. Jaouen Hadjam, autre option naturelle au poste, traîne une gêne à la cheville qui limite sa disponibilité immédiate. Dans ce contexte, les choix se resserrent et obligent à envisager des ajustements, qu’ils soient humains ou tactiques. Pour le sélectionneur de l’Équipe nationale d’Algérie, l’enjeu est de conserver l’assise défensive qui a fait la différence en phase de groupes, sans affaiblir l’animation offensive que le poste de latéral contribue aussi à dynamiser.
Au-delà du cas individuel, cet épisode rappelle une vérité de la CAN : la compétition se joue souvent à l’infirmerie autant que sur la pelouse. Les équipes qui vont loin sont celles qui savent absorber les aléas, adapter leurs plans et maintenir une discipline collective, même quand les certitudes vacillent. L’Algérie, forte de son parcours maîtrisé jusqu’ici, dispose d’un groupe suffisamment large pour faire face à l’imprévu, à condition que les décisions soient prises avec lucidité. Les prochaines heures seront déterminantes pour Aït-Nouri, mais aussi pour la stratégie globale face à une RD Congo réputée pour son impact et sa capacité à exploiter la moindre faille. Dans ce genre de rendez-vous, la gestion du risque est une arme. Et les Verts entendent l’utiliser avec sang-froid, conscients que la qualification se joue parfois avant le coup d’envoi, dans l’art de préparer sans se fragiliser.
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