Algérie – Bensebaïni : La situation de Ramy Bensebaïni à Dortmund commence à susciter de sérieuses interrogations, et les derniers propos de Niko Kovač n’ont fait qu’amplifier les inquiétudes autour du défenseur algérien. À quatre mois seulement de la Coupe du monde 2026, le joueur des Verts traverse une période délicate avec le Borussia, marqué par une perte progressive de statut. Alors qu’il semblait installé comme une option crédible dans la rotation défensive, son entraîneur a laissé entendre publiquement que Bensebaïni n’était pas considéré comme une pièce maîtresse, mais plutôt comme une solution de dépannage. Une déclaration lourde de sens, surtout pour un joueur qui cherche à arriver au Mondial avec du rythme et une continuité dans les performances. À Dortmund, le message est clair : l’Algérien n’est plus un titulaire naturel, et sa présence dans le onze dépend davantage des circonstances que d’un choix stratégique assumé.
Kovač a même employé un terme qui a fait réagir : il a décrit Bensebaïni comme un « joueur d’urgence », une expression qui résume parfaitement la perception actuelle du staff. Le technicien croate a toutefois reconnu les qualités du défenseur algérien, soulignant son profil rare dans l’effectif. « C’est un excellent gaucher, il répond très bien quand on a besoin de lui », a-t-il affirmé, avant d’insister sur sa capacité à compenser une absence importante, notamment celle de Nico Schlotterbeck. L’entraîneur a également mis en avant son adaptation au système défensif à trois, mais a implicitement confirmé que le joueur restait, pour l’instant, davantage un remplaçant qu’un cadre. Et les chiffres confirment cette réalité : depuis son retour de sélection après la CAN, Bensebaïni n’a disputé que quelques minutes en Bundesliga, notamment deux petites minutes lors de la dernière sortie face à Wolfsburg. Un temps de jeu extrêmement faible pour un joueur censé être dans le cœur du projet, et surtout un signal inquiétant à l’approche d’un rendez-vous mondial où la compétition sera impitoyable.
Le plus paradoxal, dans cette situation, c’est que Bensebaïni a rarement déçu lorsqu’il a été sollicité. Sa polyvalence, sa qualité de relance et son expérience du football allemand font de lui un profil précieux, mais cela ne semble pas suffire à convaincre Kovač de lui accorder une place durable. Cette instabilité alimente déjà les spéculations sur un possible départ, d’autant que son nom avait circulé lors du dernier mercato hivernal, avec des pistes évoquées en France et en Turquie. Pourtant, le défenseur, attaché à l’idée de stabilité avant une Coupe du monde, pourrait repousser toute décision à l’après-Mondial. En attendant, une évidence s’impose : s’il veut arriver en 2026 avec toutes ses chances, Bensebaïni devra rapidement retrouver du temps de jeu, ou envisager une solution radicale pour ne pas compromettre son rôle en sélection.




























