Algérie – Sénégal : au lendemain d’une finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 encore enveloppée de débats et de tensions, la voix de Djamel Benlamri a résonné avec une clarté particulière. Champion d’Afrique avec l’Algérie en 2019, l’ancien défenseur central a pris du recul pour analyser les événements qui ont marqué l’ultime confrontation entre le Sénégal et le Maroc. Dans un contexte dominé par des décisions arbitrales contestées et une atmosphère électrique, Benlamri n’a pas cherché à polémiquer gratuitement. Son regard s’est porté sur les comportements, les attitudes collectives et la manière dont certaines équipes ont su transformer une situation de crise en levier psychologique au cœur même du chaos.
L’ex-international algérien s’est particulièrement attardé sur la réaction des Lions de la Teranga dans les dernières minutes du temps réglementaire. Après l’intervention de la VAR et l’attribution d’un penalty vivement contesté, les joueurs sénégalais ont quitté provisoirement la pelouse, provoquant une interruption rare à ce niveau. Pour Benlamri, cette séquence n’a rien d’anecdotique. « Après la sortie des joueurs du Sénégal pour contester les décisions de l’arbitre, ce dernier s’est montré beaucoup plus cohérent dans la suite de la rencontre. C’est exactement ce qu’il faut faire dans ce genre de situations, tout en restant professionnels », a-t-il affirmé. À ses yeux, cette contestation collective, maîtrisée et assumée, a contribué à rééquilibrer la gestion du match. Sans verser dans l’excès, le Sénégal aurait envoyé un message fort, rappelant que la pression peut aussi se jouer hors du ballon, dans la capacité à défendre ses droits sans renoncer à la discipline.
Benlamri n’a pas manqué d’établir un parallèle direct avec le quart de finale de la CAN 2025 opposant l’Algérie au Nigeria, une rencontre encore douloureuse dans les mémoires. Ce match avait été marqué par plusieurs décisions arbitrales controversées, dont un penalty évident non accordé aux Verts en début de partie. Un épisode qui avait laissé un profond sentiment d’injustice. « L’Algérie aurait dû adopter la même attitude face au Nigeria pour marquer le coup. Il ne s’agissait pas forcément de quitter réellement le terrain, mais surtout d’exprimer une contestation forte », a-t-il regretté. Pour l’ancien défenseur, cette absence de réaction collective a pesé lourd, tant sur le plan mental que symbolique. Son analyse, lucide et sans détour, dépasse le simple cadre de la CAN 2025 : elle interroge la manière dont les équipes africaines doivent désormais apprendre à gérer l’injustice perçue, non pas par la résignation, mais par une posture collective capable d’influencer le cours des événements sans jamais sortir du cadre professionnel.
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