Sur le plan émotionnel, ce
quart de finale a tout d’un test de maturité. L’Algérie avance avec
la confiance d’un groupe solide, discipliné, qui a su imposer sa
patte tout au long du tournoi. La rigueur défensive, devenue une
marque de fabrique, devra une nouvelle fois servir de socle, tandis
que la créativité offensive sera appelée à s’exprimer avec
justesse, sans se découvrir inutilement. En face, le Nigeria
s’appuie sur une armada impressionnante, mêlant puissance
athlétique, vitesse et profondeur offensive. Les Super Eagles
savent que ce genre de match peut basculer sur une accélération, un
duel gagné, un instant de relâchement adverse.
Les deux sélectionneurs ont
donc arrêté leurs choix pour ce duel à élimination directe, où la
moindre erreur peut être fatale. Les compositions officielles
traduisent clairement les intentions de part et d’autre : stabilité
et contrôle côté algérien, impact et agressivité offensive côté
nigérian. Chaque ligne a été pensée pour répondre aux exigences
d’un match couperet, où la gestion des temps forts et des temps
faibles sera déterminante.
Compositions officielles :
Algérie :
Zidane – Belghali, Mandi, Bensebaïni, Aït-Nouri – Boudaoui,
Zerrouki, Maza – Mahrez, Amoura, Chaïbi.
Nigeria :
Nwabali – Osayi, Samuel, Ajayi, Bassey, Onyemaechi – Onyeka, Ndidi,
Iwobi – Lookman, Adams, Osimhen.
Le décor est désormais planté. À ce stade de
la compétition, les noms importent autant que l’exécution, mais ce
sont surtout la lucidité, la discipline et la capacité à répondre à
la pression qui feront la différence. Dans un stade acquis à la
ferveur africaine, l’Algérie et le Nigeria s’apprêtent à écrire une
nouvelle page de leur rivalité. Place désormais à la vérité du
terrain, celle qui ne triche jamais.