La déclaration transmise par un membre de sa famille se veut explicite et sans appel. « Moi, c’est l’équipe de France ou rien », a-t-il affirmé, balayant ainsi toute lecture alternative. Une phrase courte, mais lourde de sens, qui traduit une orientation identitaire et sportive assumée. Dans ce contexte, l’absence de réponse adressée à la Fédération algérienne de football ne saurait être interprétée comme un malentendu. Elle constitue, au contraire, une réponse implicite, désormais confirmée, à l’intérêt manifesté par les instances algériennes. Le joueur, conscient des débats que ce type de décision peut susciter, n’a pas cherché à entretenir le flou, préférant laisser parler une position nette, quitte à s’exposer à des réactions contrastées.
Ce choix s’inscrit dans une tendance de plus en plus fréquente chez les binationaux formés en France, où la projection sportive se construit très tôt autour d’un objectif unique. En optant exclusivement pour les Bleus, Merah fait le pari d’un parcours exigeant, dans un environnement hautement concurrentiel, où l’accès à la sélection demeure l’un des plus sélectifs au monde. Pour l’Algérie, ce refus ne constitue pas un précédent, mais il rappelle la nécessité de composer avec des trajectoires individuelles parfois éloignées des attentes nationales. La sélection algérienne, engagée dans une stratégie de renouvellement et de structuration à long terme, poursuivra son travail avec les profils pleinement engagés dans son projet. Quant à Khalis Merah, il avance désormais sans équivoque, assumant un choix qui engage autant sa carrière que son identité sportive, dans un football moderne où la clarté finit toujours par s’imposer.
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