Le retour des internationaux algériens dans leurs clubs européens et du Golfe a marqué la fin d’une parenthèse continentale aussi intense que clivante. La Coupe d’Afrique des nations a laissé derrière elle des sentiments contrastés, entre satisfaction mesurée et frustration persistante. Certains y ont vu un parcours encourageant, d’autres estiment que l’Algérie avait les moyens d’aller bien plus loin, voire jusqu’en finale. Il y a aussi ceux qui, lassés par une compétition parasitée par des événements extra-sportifs, auraient préféré voir les Fennecs épargnés par ce rendez-vous. Une chose est sûre : cette CAN a laissé des traces, physiques comme mentales, au moment même où le calendrier international ne laisse aucun répit.
Avant même le coup d’envoi du tournoi, l’Algérie avait dû composer avec des absences lourdes. Amine Gouiri, Houssem Aouar et le gardien Alexis Guendouz manquaient à l’appel, tandis qu’en cours de compétition, Ismaël Bennacer et Cherki sont venus allonger la liste des forfaits. À cela s’est ajouté l’état de fatigue visible de plusieurs cadres, à commencer par Riyad Mahrez. À bientôt 35 ans, l’ailier algérien enchaîne les rencontres sans véritable phase de récupération, entre championnat saoudien et Ligue des champions asiatique. Cette accumulation pose inévitablement la question de sa gestion physique, alors que se profile un rendez-vous mondial face à l’Argentine, une affiche particulière pour Mahrez, admiratif assumé de Lionel Messi. Dans ce contexte, préserver les leaders devient un enjeu stratégique majeur.
La concurrence promet d’être féroce pour décrocher une place dans la liste finale du sélectionneur. Le poste de gardien semble déjà balisé, avec un trio clairement identifié, même si l’histoire rappelle que des ajustements restent possibles en pleine compétition, comme lors des Coupes du monde 1986 ou 2010. Pour le reste, Vladimir Petkovic devra trancher, filtrer, arbitrer entre talents, états de forme et fragilités physiques. Le danger principal reste le même : les blessures à répétition. Bennacer inquiète, tout comme plusieurs joueurs engagés dans des compétitions européennes exigeantes. À chaque rassemblement, les mauvaises nouvelles s’invitent dans le quotidien des Verts, touchant souvent des éléments clés. L’espoir, désormais, est simple mais vital : voir le groupe aborder l’échéance mondiale avec un effectif enfin épargné, prêt physiquement et mentalement, pour affronter le champion du monde sans regrets ni excuses.
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