Cette démission intervient dans un contexte où les tensions latentes ne sont jamais très éloignées, même lorsque les résultats restent globalement maîtrisés. Benchikha, dont l’expérience et l’aura locale ne sont plus à démontrer, a toujours insisté sur la nécessité d’un cadre de travail clair, respectueux des rôles et des responsabilités. En coulisses, plusieurs signaux laissaient transparaître un climat de réflexion profonde, alimenté par des divergences de vision sur la gestion sportive et les priorités à court terme. Sans déclaration publique à ce stade, le geste du coach vaut message. Il traduit une forme de lassitude face à certaines contraintes, mais aussi une volonté de ne pas s’inscrire dans une logique de bras de fer prolongé. À l’USMA, où la mémoire des crises passées reste vive, ce type de décision réactive immédiatement les débats sur la gouvernance et la capacité du club à préserver un cap cohérent.
La balle est désormais clairement dans le camp de la direction. Plusieurs scénarios sont à l’étude, allant de l’acceptation pure et simple de la démission à une tentative de médiation visant à maintenir Benchikha à son poste. Les prochaines heures, voire les prochains jours, s’annoncent décisifs, tant les équilibres sportifs peuvent basculer rapidement dans un club engagé sur plusieurs fronts. Derrière les portes closes, les discussions promettent d’être intenses, car l’enjeu dépasse la seule question d’un entraîneur. Il s’agit aussi de l’image de l’USM Alger, de sa capacité à gérer les moments de tension avec sang-froid et à envoyer un signal de solidité à son vestiaire. Dans l’attente d’une position officielle, une certitude s’impose : la décision de Benchikha a ouvert une séquence sensible, où chaque mot, chaque geste et chaque choix pèseront lourd sur la suite de la saison.
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