Algérie : le sprint final du championnat algérien commence à se dessiner avec davantage de clarté. Réuni au Centre technique national de Sidi Moussa, le Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football a entériné les grandes lignes du calendrier de la phase retour de la Ligue 1 Mobilis. L’exercice 2025-2026 s’achèvera officiellement le vendredi 22 mai 2026, une date désormais actée et stratégique dans un contexte où les compétitions africaines, les impératifs logistiques et la gestion des effectifs pèsent lourdement sur la planification. La Ligue de football professionnel a précisé que le calendrier validé vise avant tout à offrir de la lisibilité aux clubs, tout en conservant une marge d’adaptation face aux imprévus.
Dans le détail, la reprise du championnat s’annonce dense. Le mois de février verra quatre journées disputées, une cadence soutenue destinée à absorber une partie du retard accumulé lors de la phase aller. La suite du programme s’étalera sur mars, avril et mai, avec un rythme plus régulier de trois journées par mois, pensé pour préserver l’équilibre physique des joueurs et limiter les collisions avec les fenêtres continentales. Les clubs engagés sur la scène africaine bénéficieront d’un traitement spécifique pour leurs matches en retard, programmés à partir du 25 mars. Parmi les affiches attendues figurent notamment CR Belouizdad – MC Alger et USM Alger – JS Kabylie, comptant pour la mise à jour de la 16e journée. D’autres rattrapages suivront le 30 mars (17e journée), le 24 avril (18e journée), puis les 28 et 29 avril pour la 19e journée, confirmant une fin de saison où chaque point pourrait peser lourd.
Pour autant, les instances restent prudentes. La LFP a rappelé que ce calendrier demeure prévisionnel et susceptible d’ajustements, notamment en fonction du parcours des clubs algériens dans les compétitions africaines interclubs ou de contraintes organisationnelles indépendantes de la volonté des dirigeants. Cette flexibilité assumée traduit une volonté d’anticipation, mais aussi une reconnaissance des réalités du football moderne, où la planification parfaite relève souvent de l’exception. À l’approche du dénouement, cette feuille de route offre néanmoins un cadre clair aux entraîneurs, aux joueurs et aux supporters. Elle pose les bases d’un final intense, où la gestion du temps, des effectifs et de la pression pourrait faire la différence dans la course au titre comme dans la lutte pour le maintien.































