Algérie – Maroc : la prise de position a été frontale, assumée et sans détour. Sur le plateau de Ennahar TV, le chroniqueur Mustapha Mazouzi a exprimé un soutien total à la décision du président Abdelmadjid Tebboune de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc. Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte régional marqué par une tension persistante et une détérioration progressive des rapports entre les deux pays. Dans un discours au ton grave, Mazouzi a présenté cette rupture non comme un geste impulsif, mais comme une réponse politique mûrement réfléchie face à ce qu’il décrit comme une accumulation d’actes hostiles visant l’Algérie sur plusieurs plans.
« Je soutiens fermement la décision du président Tebboune de rompre les relations avec le Maroc. Le Maroc multiplie les actes d’hostilité contre l’Algérie dans tous les domaines », a-t-il affirmé à l’antenne, sans chercher à édulcorer ses propos. Pour le chroniqueur, la situation ne relève plus d’un simple désaccord diplomatique, mais d’un rapport de force installé dans la durée. Il évoque une pression constante, qu’elle soit politique, médiatique, sécuritaire ou symbolique, et estime que l’Algérie n’avait d’autre choix que de poser un acte fort pour préserver sa souveraineté et ses intérêts stratégiques. Cette lecture, largement partagée dans certains cercles médiatiques nationaux, insiste sur la nécessité de fixer des lignes rouges claires dans un environnement régional jugé de plus en plus instable.
Au-delà de la déclaration elle-même, cette sortie médiatique révèle surtout l’ampleur du soutien interne à la décision présidentielle dans une partie de l’opinion publique algérienne. La rupture avec le Maroc est perçue par ses défenseurs comme un signal politique destiné à rétablir un rapport d’équilibre et à affirmer une position de fermeté face à ce qui est présenté comme une série de provocations répétées. Dans ce climat, la parole médiatique joue un rôle central, servant de relais et de caisse de résonance à une vision souverainiste assumée. La déclaration de Mazouzi s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large, où la diplomatie algérienne est défendue comme cohérente, constante et alignée sur une lecture stratégique de long terme. Si le débat reste ouvert sur les conséquences régionales d’une telle rupture, cette prise de parole confirme une chose : en Algérie, la décision du chef de l’État continue de trouver un écho favorable chez ceux qui estiment que la fermeté est devenue une nécessité politique.
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