Algérie : la CAN 2025 a laissé chez Ilan Kebbal une empreinte particulière, faite à la fois de fierté et de lucidité. Le milieu offensif du Paris FC, peu utilisé durant la compétition, a livré une analyse sans détour de son vécu sous le maillot national, assumant pleinement son rôle tout en affichant une ambition intacte. « Je serais menteur si je disais que je ne voulais pas jouer plus longtemps », a-t-il reconnu avec franchise, avant d’ajouter : « J’ai donné tout ce que j’avais durant les onze minutes que j’ai disputées sur l’ensemble de la compétition. Quand le sélectionneur aura besoin de moi, je serai toujours prêt et au rendez-vous. » Des propos qui traduisent une mentalité rare, faite d’acceptation et d’exigence personnelle, dans un contexte où la frustration peut parfois prendre le dessus.
Au-delà de son cas individuel, le milieu de l’Algérie, Kebbal, a tenu à replacer l’analyse sur le plan collectif. L’élimination en quart de finale face au Nigeria n’a pas été esquivée. « Nous avons affronté une sélection nigériane qui était meilleure que nous », a-t-il admis, sans détour ni faux-semblant. Pour le joueur, cette défaite doit être comprise comme un enseignement plutôt que comme un échec définitif. « Cela a été une leçon importante avant la Coupe du monde de l’été prochain, pour laquelle nous devons commencer à nous préparer dès maintenant », a-t-il souligné. Dans ces mots, on perçoit une conscience claire du chemin restant à parcourir pour franchir un cap face aux grandes nations, mais aussi la volonté de transformer les limites constatées en leviers de progression. Loin du discours d’excuse, Kebbal s’inscrit dans une logique de responsabilité collective, où chaque revers nourrit la construction du groupe.
Malgré la sortie prématurée, le joueur du Paris FC retient surtout les aspects positifs de cette expérience africaine. « Mon aventure à la CAN a été exceptionnelle », a-t-il affirmé, insistant sur la qualité de l’organisation et l’atmosphère générale du tournoi. « Les stades étaient bons, et notre public a été présent en force », a-t-il rappelé, soulignant l’importance du soutien populaire dans le parcours des Verts. Il n’a pas manqué de rappeler non plus la portée symbolique de cette qualification en quart de finale, après deux éliminations consécutives dès la phase de groupes lors des éditions précédentes. « Nous avons réussi à atteindre les quarts après deux sorties de suite au premier tour », a-t-il conclu, comme pour marquer une rupture avec un passé récent douloureux. Pour Kebbal, cette CAN n’est donc pas une parenthèse, mais une étape fondatrice. Une expérience qui, même vécue par bribes sur le terrain, a renforcé son sentiment d’appartenance et son engagement envers une sélection algérienne encore en construction, mais résolument tournée vers des ambitions plus élevées.
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