Algérie : Le discours d’Alexandre Dujeux tranche par sa sincérité dans un mercato souvent dominé par la langue de bois. À Angers, l’entraîneur du SCO n’a pas caché sa surprise face aux rumeurs persistantes entourant l’avenir d’Himad Abdelli, dont un départ dès cet hiver est désormais évoqué avec insistance. Pour le technicien angevin, le scénario semblait pourtant écrit différemment. Tout indiquait que son milieu de terrain allait poursuivre la saison, arriver au terme de son contrat en juin et se donner davantage de leviers pour choisir la suite de sa carrière. L’éventualité d’un transfert immédiat bouscule donc une planification sportive pensée sur la continuité, dans laquelle Abdelli occupait une place centrale.
Car au-delà des spéculations, le joueur algérien reste un élément structurant du projet angevin. Son volume de jeu, sa capacité à se projeter et sa régularité dans l’effort en font l’un des relais essentiels du collectif. Dujeux ne s’en cache pas : perdre Abdelli maintenant représenterait un coup dur, tant sur le plan sportif que dans l’équilibre du vestiaire. Mais l’entraîneur se montre aussi lucide. Il reconnaît les aspirations personnelles de son joueur, conscient que certaines opportunités ne se présentent pas deux fois dans une carrière. L’intérêt de Olympique de Marseille et de l’Olympique Lyonnais, deux clubs que le milieu algérien apprécie particulièrement, place Abdelli face à un choix délicat, où l’affectif, l’ambition sportive et la projection à moyen terme s’entremêlent.
Dans ce contexte, Angers se retrouve dans une position inconfortable, coincé entre la volonté de conserver un joueur clé et la réalité du marché. Le timing interroge, d’autant plus que le club espérait capitaliser sur une saison pleine pour mieux préparer l’après. Dujeux, sans dramatiser, exprime néanmoins une forme de déception : celle de voir un plan initial remis en question alors que les signaux internes semblaient orientés vers une stabilité jusqu’à l’été. Pour Abdelli, la réflexion dépasse largement le cadre d’un simple transfert. Il s’agit de choisir le moment juste pour franchir un cap, sans brûler les étapes, tout en tenant compte de son statut international et des exigences croissantes qui l’accompagnent. Qu’il parte ou qu’il reste, ce dossier illustre une réalité constante du football moderne : même les trajectoires les plus maîtrisées peuvent être réorientées par l’irruption soudaine d’un intérêt jugé irrésistible.
Lire aussi : Algérie – CAN 2025 : la durée d’indisponibilité de Jaouen Hadjam est connue



































