Bounedjah a ensuite tenté
d’expliquer, avec lucidité, les raisons sportives de cet échec.
Sans détour, il a reconnu la supériorité nigériane sur certains
aspects clés du match. « Nous voulions rendre nos supporters
heureux, mais nous avons affronté un adversaire plus fort que nous
physiquement, notamment dans les duels », a-t-il ajouté. Cette
analyse rejoint celle de nombreux observateurs, qui ont souligné
l’impact athlétique et l’intensité imposée par les Super Eagles,
capables de faire basculer la rencontre dans les moments décisifs.
Dans un quart de finale à élimination directe, ces détails prennent
une dimension déterminante, surtout lorsque la marge d’erreur est
inexistante. Les Verts, malgré leur organisation et leur
engagement, ont fini par céder face à une équipe nigériane plus
tranchante dans les zones de confrontation.
Mais au-delà de l’aspect
purement sportif, les mots de Bounedjah ont également traduit une
colère contenue, notamment à l’égard de l’arbitrage. Dans une
déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir, l’attaquant a
laissé éclater son incompréhension : « Je ne sais pas où étaient
les arbitres de la VAR pendant ce match, je dis seulement : hasbi
Allah wa ni‘ma al-wakil. » Une phrase forte, prononcée à chaud, qui
illustre le sentiment d’injustice ressenti par certains joueurs
après la rencontre. Sans entrer dans une polémique détaillée, cette
sortie met en lumière le climat de tension qui entoure souvent les
grandes affiches africaines, où chaque décision arbitrale est
scrutée et parfois vécue comme décisive.
À travers ses mots, Baghdad Bounedjah a
finalement livré un message à double lecture : celui d’un joueur
conscient de ses responsabilités, proche de son public, mais aussi
celui d’un compétiteur marqué par une élimination qu’il juge amère.
Dans la défaite, il a choisi de parler, d’assumer et de partager le
ressenti d’un vestiaire affecté. Une posture qui, au-delà du
résultat, rappelle que la sélection algérienne continue de vivre
ses succès comme ses échecs dans une relation intense avec son
public.