Algérie – France : l’Olympique de Marseille a remporté un Olympico spectaculaire face à l’Olympique Lyonnais (3-2), mais la soirée a laissé un goût contrasté du côté des supporters phocéens. Au cœur des discussions : l’absence de l’international algérien Amine Gouiri, écarté à la dernière minute en raison d’un pépin musculaire. Une décision prise par précaution, alors que l’attaquant de 25 ans traversait l’une des meilleures périodes de sa saison. Son forfait, intervenu quelques heures avant le coup d’envoi, a surpris, d’autant que Gouiri restait sur une dynamique remarquable depuis son retour à la compétition en janvier, après plusieurs mois d’arrêt liés à une blessure à l’épaule.
Selon les informations relayées en France, le staff marseillais n’a pas souhaité prendre le moindre risque avec un joueur redevenu central dans le dispositif d’Habib Beye. L’entraîneur olympien a d’ailleurs confirmé cette prudence après la rencontre. « Amine n’était pas totalement prêt pour le match aujourd’hui ; on verra comment évolue sa situation », a-t-il déclaré, laissant planer une incertitude sur sa disponibilité pour le quart de finale aller de Coupe de France face à Toulouse. Beye a également insisté sur la capacité du groupe à s’adapter : « Nous avions les joueurs disponibles pour compenser ces absences ; nous trouverons une solution mercredi pour aligner une équipe performante et capable d’influencer le match avec les joueurs qui ont participé ce soir. » Derrière ces mots, on devine toutefois l’importance stratégique de Gouiri, devenu l’un des hommes forts de l’attaque marseillaise.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis son retour, l’ancien Niçois a inscrit sept buts et délivré trois passes décisives en douze matches toutes compétitions confondues, portant son total à huit réalisations et quatre offrandes en dix-neuf apparitions cette saison. Son influence dépasse les statistiques : mobilité, intelligence dans les déplacements, capacité à créer des décalages, il incarne l’équilibre offensif recherché par le staff. Son absence intervient à un moment charnière pour Marseille, engagé dans la course aux places européennes et toujours en lice en Coupe de France. Elle survient aussi à l’approche du rassemblement de l’équipe d’Algérie prévu le 23 mars, avec deux rencontres amicales face au Guatemala et à l’Uruguay en Italie, dans le cadre de la préparation au Mondial 2026. À Marseille comme chez les Fennecs, la priorité est désormais claire : gérer au mieux ce contretemps pour éviter toute rechute. Dans une saison où chaque détail compte, la prudence est parfois la meilleure alliée de l’ambition.































