Algérie Foot – Alors que 2024 touche à sa fin, l’année 2025 s’annonce cruciale pour le football algérien. En plus de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), elle marquera une refonte structurelle majeure avec l’amendement des statuts de la Fédération algérienne de football (FAF), attendu depuis quatre ans par la FIFA.
Avec un président de la FAF devenu ministre, les obstacles semblent levés pour l’approbation de la nouvelle mouture des statuts, promettant des réformes importantes. Parmi elles, la fin du cumul des fonctions, un problème qui ternit depuis longtemps l’organisation de la FAF. Le décret exécutif n°14-340, modifié en 2021, interdit ce cumul entre responsabilités électives, exécutives et administratives. Pourtant, quatre membres actuels de la FAF siègent encore en violation de ce texte, bénéficiant de dérogations temporaires accordées par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
Une fois les nouveaux statuts adoptés, ces pratiques deviendront impossibles. Par exemple, Djamil Ould-Amar, récemment élu président de la Ligue de la wilaya d’Alger et membre du bureau fédéral, devra choisir entre ses deux fonctions. Cette mesure touchera également les membres du prochain bureau fédéral, soumis à une réglementation stricte.
L’entrée en vigueur de ces nouveaux statuts, prévue en 2025, coïncidera avec les prochaines élections de la FAF. Cette période promet une mise en conformité rigoureuse, dans la continuité des bouleversements observés lors des récentes élections des ligues de wilayas et régionales.
L’année 2025 sera donc celle de la régulation et de la fin des passe-droits dans le football algérien. Les nouvelles règles obligeront les acteurs du milieu à adopter une gestion plus professionnelle et transparente, marquant un tournant décisif dans l’histoire du sport national.
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