À l’approche des amicaux de mars, le nom d’Elyaz Zidane circule avec insistance dans les couloirs de la Fédération algérienne de football. À seulement 20 ans, le fils cadet de Zinédine Zidane représente un profil séduisant pour renforcer une arrière-garde en quête de renouveau. Au lendemain de la CAN 2025, il figurait même parmi les priorités du chantier lancé par la Fédération Algérienne de Football, désireuse d’injecter du sang neuf et de bâtir un projet tourné vers l’avenir.
Grand (1,96 m), longiligne et formé dans un environnement exigeant, Elyaz incarne ce type de défenseur moderne recherché pour solidifier l’axe défensif des Verts. Dans l’esprit des décideurs, son arrivée s’inscrirait dans une dynamique de reconstruction progressive, avec une génération appelée à prendre le relais. Mais si le profil séduit, le dossier reste aujourd’hui à l’arrêt.
Le principal obstacle est administratif. Comme son frère Luca Zidane avant lui, Elyaz doit procéder à un changement de nationalité sportive pour pouvoir porter le maillot algérien chez les A. Une étape incontournable puisqu’il a déjà représenté les sélections de jeunes françaises à de nombreuses reprises, cumulant 46 apparitions et trois buts entre les U17 et les U20. Ce passage réglementaire, bien que courant dans le football international, nécessite une démarche officielle du joueur auprès des instances compétentes.
Or, selon des informations concordantes, aucune procédure n’a été engagée à ce jour par l’intéressé. Une situation qui freine considérablement les espoirs de le voir convoqué à court terme. Tant que le changement de nationalité sportive n’est pas acté, toute sélection demeure impossible. Cette inertie administrative refroidit les ambitions, du moins pour l’échéance immédiate.
Le timing complique encore davantage l’équation. Conformément aux règlements internationaux, les convocations doivent être transmises aux clubs au minimum deux semaines avant le début du rassemblement. Les Verts doivent affronter le Guatemala national football team le 27 mars en Italie, puis l’Uruguay national football team le 31 mars. Deux rencontres amicales importantes pour le sélectionneur, qui souhaite profiter de cette fenêtre pour tester des options et ajuster ses plans.
Dans ce contexte, sauf accélération spectaculaire du dossier, les délais semblent trop courts pour envisager une convocation d’Elyaz Zidane dès ce mois-ci. La prudence reste donc de mise. Du côté fédéral, on continue d’observer la situation avec intérêt, sans pour autant forcer les choses. Le choix appartient avant tout au joueur, appelé à trancher sur son avenir international.
L’enjeu dépasse le simple cadre d’un rassemblement amical. Il s’agit d’une décision structurante, tant pour la carrière d’Elyaz que pour la stratégie à long terme de la sélection algérienne. S’il venait à opter pour les Verts et à finaliser les démarches nécessaires, il deviendrait un élément clé d’un projet défensif en reconstruction. En attendant, le dossier reste en suspens, et les amicaux de mars devraient se disputer sans lui.
































